Trois soldats ont été tués dans une attaque du groupe djihadiste Boko Haram contre une base militaire dans le nord-est du Nigeria, a-t-on appris samedi de sources sécuritaires. L’attaque a frappé vendredi soir une base située dans le village de Ngwom, à environ 14 km au nord de la capitale de l’Etat de Borno, Maiduguri. «Boko Haram s’est infiltré hier vers 18H50 (1750 GMT) dans notre base où nous avons perdu trois soldats», a déclaré à l’AFP un responsable militaire à Maiduguri. Selon une autre source militaire, les islamistes ont emporté deux véhicules de l’armée et «démobilisé» un véhicule blindé résistant aux mines. «Les terroristes ont aussi incendié deux maisons et une voiture appartenant à nos membres dans le village», a indiqué un responsable d’une milice civile à Maiduguri. On ignorait dans l’immédiat laquelle des deux factions de Boko Haram a mené cette attaque. La plupart des attaques menées contre l’armée dans le Borno et l’Etat voisin de Yobe depuis la mi-2018 ont été revendiquées par ou imputées à l’ISWAP (Etat islamique en Afrique de l’Ouest), la faction affiliée au groupe djihadiste Etat islamique. L’autre faction, loyale au chef historique de Boko Haram Abubakar Shekau est connue pour cibler des civils, notamment dans des attaques de villages et des attentats-suicides. Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du pays en 2009 et 1,8 million personnes ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers.n