Constituant la plus grande agglomération de la wilaya d’Oum El Bouaghi, avec sa population de plus de
200 000 habitants, la ville de Aïn Beïda, une des plus anciennes daïra du pays, dont l’extension urbaine ne cesse de prendre de l’ampleur notamment dans la périphérie, n’est pas encore sortie de l’auberge en dépit des divers programmes de développement. Les populations des cités continuent à vivre dans la précarité sans les commodités nécessaires, telles l’alimentation en eau potable, le gaz de ville, l’électricité et autres.
La cité Soumam est l’exemple révélateur des conditions lamentables de vie. Riveraine à l’ex-bidonville Fallity, éradiqué il y a quelques temps par les pouvoirs publics, la cité Soumam, édifiée sur un lit d’oued, dont les habitants ont fait l’objet de recensement pour une éventuelle évacuation de ces lieux hostiles, où le défaut d’hygiène et l’insalubrité sont légion.
Vivant un véritable calvaire en cette période de rigueur hivernale, marquée par des chutes de neige, il y a quelques jours, suivies de gelée, les habitants ne cessent de déplorer leur situation. « Nous habitons depuis des années sur un oued alors qu’on est en milieu urbain, c’est déplorable d’autant plus qu’on est exposés en permanence aux risques d’inondations », souligne un habitant. Des promesses avancées par des P/APC depuis longtemps pour une solution définitive à cette situation de calvaire pouvant être fatale, sont demeurées sans écho. Il importe de rappeler que l’oued sur lequel est érigé la cité prend son origine à l’extrême est de la ville, c’est-à-dire du côté de l’axe routier de Meskiana (RN10) pour venir traverser la cité en et achever son parcours inquiétant au niveau de la station d’épuration (Step) de la ville, au lieudit Safel El Beïda, route de Khenchela. La ville de Aïn Beïda a toujours fait face à ce genre de situation résultant du laxisme des responsables communaux qui n’ont pas daigné mettre fin aux constructions illicites dans la zone périphérique dans le stricte cadre de l’application rigoureuse de la réglementation à l’encontre des contrevenants. L’exemple de ce manque de rigueur demeure la création illicite de la cité Soumam dans le lit de l’oued avec tout l’impact et le risque sur la vie des personnes.
Où étaient les services chargés du suivi et de la délivrance du permis de construire, et dans un lit d’oued par-dessus le marché ? Pourquoi les constructions illicites n’ont pas fait l’objet d’éradications à l’instar des bidonvilles encombrants, voire clochardisant autrefois la ville ? N’était-il pas judicieux, lors de l’opération du démantèlement du bidonville Fallity et du relogement de ses habitants de prendre ceux de la cité riveraine ? Enfin les habitants de la cité Soumam espèrent que les autorités de la wilaya prendront, dans le cadre de la nouvelle dynamique instaurée, en considération leur situation et leur concrétiser de meilleures conditions de vie. n