L’ADE Annaba vient d’annoncer la prochaine installation de neuf nouvelles stations de pompage pour améliorer la qualité des services, tout en réduisant au maximum la fréquence des nombreuses coupures d’alimentation en eau potable. Les neuf nouvelles stations de pompage en question devraient être opérationnelles dès la fin du mois en cours, indique encore le responsable de la communication de l’unité d’Annaba de l’Algérienne des Eaux (ADE). Ces stations viendront s’ajouter aux 64 autres, dont bon nombre d’entre elles sont dans un état de dégradation ou en cours réhabilitation, suite aux nombreux dégâts occasionnés par les récentes inondations qui ont frappé la wilaya d’Annaba. L’ADE a, par ailleurs, indiqué que les travaux de réhabilitation des stations de Meksa, Chaïba et Zaâfrania avancent à un bon rythme, au moment où de nouveaux forages de nappes phréatiques sont effectués. La commune de Seraïdi n’est pas en reste, puisqu’elle bénéficiera d’une légère amélioration, si l’on se réfère aux promesses de l’ADE. Un nouveau réseau d’adduction d’eau potable est prévu pour acheminer l’eau vers la commune qui souffre tout particulièrement des désagréments en rapport avec l’alimentation de ce précieux liquide.
Colmatage de fuites, un travail de bricolage
Selon l’ADE, ce ne sont pas moins de 2 000 fuites et pannes qui ont été prises en charge depuis le début de l’année. Le colmatage de ces fuites aurait permis d’économiser à la wilaya d’Annaba un volume de plus de 80 000 m3 par jour. Pourtant, les chiffres avancés par l’ADE ne sont pas trop visibles sur le terrain, où plusieurs grandes fuites sont constatées depuis des mois au niveau d’un grand nombre de cités de la ville et du centre-ville. Des milliers de mètres cubes d’eau se perdent quotidiennement dans le décor. La production du précieux liquide indispensable à la vie coûterait à l’Algérienne des Eaux (ADE) 50 dinars par mètre cube. Alors que le pays passe par une grave crise économique et que tous les citoyens et entreprises sont appelés à serrer la ceinture, cette société étatique semble ne pas tenir compte de l’énorme gaspillage qui a lieu à Annaba. De plus, le gaspillage de nos ressources hydriques causent énormément de dégâts des chaussées qui se sont dégradées quelques semaines seulement après leur goudronnage à cause des fuites d’eau. Pour rappel, la wilaya d’Annaba est actuellement alimentée en eau potable à partir des barrages de Chafia et Meksa de la wilaya d’El Tarf.
Ces deux barrages fournissent respectivement 90 000 m3/jour et 86 000 m3/jour. Des quotas de distribution inchangés depuis plusieurs années, alors que la wilaya a connu durant une courte période une extension phénoménale. Les nouveaux pôles urbains qui ont vu le jour partagent ce quota devenu plus qu’insuffisant. n