Par mesure de sécurité, tous les marchés à bestiaux sont fermés et toute transhumance de cheptels est interdite depuis plus d’un mois, afin de circonscrire les foyers de la peste des petits ruminants (PPR) et de la fièvre aphteuse. « La campagne de vaccination a été entamée, ce qui a permis de limiter la propagation du virus et de ramener les pertes à 618 ovins et 67 caprins dans 56 foyers signalés jusque-là », indique Noredine Benkhiat, vétérinaire responsable de la pharmacovigilance de l’unité de base à la DSA. Il souligne que 70% des cheptels sont vaccinés contre la fièvre aphteuse. « Et si un foyer de contamination est confirmé, on procède à une opération de vaccination périfocale sur un rayon de 3 km. » Pour la PPR, 50 000 doses de vaccin ont été reçues pour les répartir sur la ceinture des daïras frontalières avec M’sila, Sétif, Béjaïa et Bouira, avant d’entamer l’opération de vaccination à l’intérieur du territoire de la wilaya avec l’arrivage d’un quota de 250 000 doses, poursuit-il. « Jusqu’au 7 février dernier, quelque 37 010 têtes d’ovins et 3 220 caprins ont été vaccinées sur un patrimoine de 350 000 bêtes. En tous cas, la fièvre aphteuse est en régression et aucun cas de peste de petits ruminants n’a été signalé », précise le vétérinaire. Pour ce qui est de l’indemnisation, notre interlocuteur parle de 31 éleveurs qui ont été indemnisés à hauteur de 515 millions de centimes, correspondant à 396 têtes détruites. Et encore, faut-il que les équipes vétérinaires se déplacent sur les lieux pour constater la mort effective, établir un diagnostic, prendre un échantillon puis l’envoyer au laboratoire et attendre les résultats. Pour la campagne de vaccination de tout le cheptel contre la PPR, une convention a été élaborée avec les vétérinaires du privé, avec le concours des fonctionnaires, pour mener à bien l’opération dans les huit subdivisions, note en conclusion M. Benkhiat. n