Le secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA), Mohamed Alioui a rencontré avant-hier les paysans de la wilaya de Boumerdès. Il a appelé à l’accélération de l’octroi des actes de concession des terres agricoles et à accorder toutes les facilités pour améliorer la production agricole. Il a insisté sur l’intégration des agriculteurs dans le processus mis en place par l’Etat en matière du droit de jouissance pour l’exploitation des terres agricoles dont l’objectif vise à améliorer la production agricole.

«Le fellah n’a pas droit de vendre la terre car elle relève du patrimoine d’Etat », lancera-t-il. Tout en précisant que la loi 2010 est claire et doit être appliquée en respectant le cahier des charges relatif au droit d’exploitation des terres agricoles. « Le dialogue avec le fellah et tous les partenaires est un moyen efficace pour résoudre tous les problèmes », prônera-t-il, ce qui va améliorer la production agricole d’une part et contribuer à la création d‘une industrie de transformation agroalimentaire indispensable à l’autosuffisance alimentaire, d’autre part, indique-t-il. En dépit de l’insuffisance du foncier agricole, la production agricole dans la wilaya de Boumerdès enregistre des progrès notamment dans certains produits, a déclaré l’intervenant. Ce dernier est optimiste quant à l’amélioration du secteur avec l’élimination de toutes les entraves et les difficultés que rencontrent les agriculteurs.
Le secrétaire général de l’UNPA n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer le retard constaté dans la remise des actes de concession aux fellahs dans certaines wilayas comme Boumerdès, Alger et Blida. « Cet état de fait retarde le travail agricole des paysans à l’instar des autres wilayas notamment celles du Sud qui réalisent une meilleure production agricole dont une partie va à l’exportation », déplore-t-il, en appelant à faciliter le processus d’exportation. Lors des débats, de nombreux paysans ont exprimé leurs difficultés, en évoquant le retard dans la délivrance des actes de concession, les impôts excessifs imposés, les crédits, les médicaments, les vaccins, les semences, les engrais, l’irrigation, en dépit de l’existence de barrages dans la wilaya, le manque d’aires de stockage et l’absence d’espaces de vente des produits agricoles. n