Avant d’être une académie, c’était une école. Puis des bancs d’apprenants, l’Association culturelle pour la promotion de la musique et des arts chorégraphiques (Acpmac) s’est engagée dans le caritatif. Au cœur de ses projets rayonnait l’enfance, toute l’enfance, abandonnée, empêchée, désavantagée, dépourvue ou déficiente.

Depuis 2009, la place de ces enfants dans tous les projets réalisés était éminente. La fusion et le partage étaient les maîtres mots. Les membres de l’association étaient acteurs et spectateurs. Leurs actions tendaient à éterniser des moments et sensibiliser pour sortir de la scène à la vie. L’académie développe un programme à l’endroit des publics sensibles et en situation de handicap où l’art est utilisé comme vecteur de rapprochement et de socialisation. Le travail réalisé a été porté sur des scènes comme celle de l’Opéra d’Alger en plusieurs occasions et a valu à l’Acpmac d’être partenaire de l’Organe national pour la protection de l’enfance. Améliorer le bien-être matériel et moral de l’enfant hospitalisé passe évidemment par le développement des loisirs, des distractions, du rêve, et le 15 février prochain, synonyme de journée mondiale du cancer chez l’enfant, en sera l’occasion, une autre occasion. Pendant le traitement, en hospitalisation, la préservation du cadre et des habitudes de vie de l’enfant, quel que soit son âge. L’objectif avoué est bien de faire entrer l’artiste et l’art mais surtout la pratique artistique dans un environnement où on ne l’attend pas, au sein d’un établissement hospitalier. Les actions de l’association promettent des surprises pour le
15 février prochain, des surprises dont nous aurons un petit aperçu à travers le programme des bénévoles de l’Acpmac. Cette action s’inscrit dans une volonté de partage avec les enfants hospitalisés, une relation nouvelle et insolite, basée sur des échanges artistiques, capables d’apporter un exutoire à leur quotidien hospitalier. Elle veut également faire tomber les barrières et, enfin, réfléchir ensemble au bénéfice en termes de santé, de recouvrement de soi.
Attache sociétale et chaleurs culturelles
Des ateliers seront proposés aux patients au niveau de plusieurs services de pédiatrie, où l’artiste allouera toute une œuvre de création enchevêtrant différentes techniques plurielles autour de plusieurs arts dont le dessin, de la peinture, du modelage à l’argile.
Ces moments d’ateliers sont des temps basés sur la personne, sa vie, son désir de se raconter et non plus sur sa maladie et le soin. Des instants pour oublier, pour se reconstruire, ailleurs. C’est aussi un moyen de «vivre» l’hôpital différemment, plus ouvert sur l’extérieur, plus communicatif avec l’innocence. « Faire parler ses émotions, favoriser une stimulation personnelle permettant d’éprouver du plaisir à produire un dessin, un écrit qui va laisser une trace émotionnelle, et la personne détendue sera mieux aussi avec les autres patients », promet-on à travers le communiqué de circonstance et d’invitation de ladite association. Une occasion pour ses membres et pour d’autres artistes de se donner en spectacle devant des enfants ravis d’échapper à un réel pas toujours gai. n