L’assassinat du jeune Assil de Bordj Bou Arréridj, étudiant en 3e année de médecine, résidant au niveau de la cité universitaire Taleb-Abderrahmane de Ben Aknoun, à Alger, a ému la communauté estudiantine d’Algérie, particulièrement celle d’Alger. Des milliers d’étudiants ont organisé un rassemblement, hier, au niveau de la faculté de médecine. Au cours du rassemblement, les étudiants ont organisé une marche silencieuse et une chaîne humaine entre la faculté médecine et la cité universitaire à Ben Aknoun. Une minute de silence a été observée par les présents. Ils réclament justice et ont dénoncé la lâche agression.
Rappel des circonstances du drame : le jeune Assil, étudiant en 3e année de médecine, a été suivi par deux individus. Ils l’ont surpris et égorgé à l’aide d’un couteau avant de tenter de prendre la fuite à bord de la voiture de la victime. Les deux auteurs présumés de ce meurtre ont abandonné la voiture à l’intérieur de la cité universitaire après avoir percuté un mur. Le corps sans vie de Assil a été découvert par ses camarades de chambre quelques minutes plus tard. Selon le témoignage de l’un d’eux, il y avait une inscription homophobe en anglais sur le mur, avec le sang de la victime. Les équipes de la police scientifique ont été rapidement dépêchées sur les lieux, où la scène de crime a été sécurisée pour permettre le prélèvement de tous les indices.
Pour rappel, il y a moins d’une semaine, un étudiant boursier zimbabwéen, âgé de 22 ans, a succombé à ses blessures après avoir été agressé non loin de sa résidence universitaire, à Annaba, par un groupe de jeunes qui lui auraient volé son téléphone portable.