Désormais, le scrutin présidentiel d’avril prochain devrait être irrémédiablement marqué par la participation du président de la République et son intention de briguer un cinquième mandat. Et aussi et surtout des perspectives qui attendraient la nation en cas de reconduction de Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat. La conférence nationale inclusive à laquelle seront conviés les acteurs politiques et sociaux sans exclusive constituera à n’en pas douter un évènement national de grande envergure. L’évènement pourrait être une ouverture franche du pouvoir vers les partis politiques pour une participation à une transition qui se ferait en douce préservant ainsi la sécurité du pays dans une conjoncture internationale peu sûre. Le président-candidat semble décidément avoir mis sur la table le thème principal de la campagne présidentielle. Un sujet aujourd’hui devenu inévitable autour duquel devraient tourner les discours et autres débats liés au scrutin. La campagne électorale ne pourra évidemment pas éviter les commentaires et les débats à propos de la conférence inclusive annoncée et les changements et évolutions qui pourraient résulter de cette kermesse dans les postes de responsabilité à la tête du pouvoir. L’élections du 18 avril devrait en conséquence être rythmée par cette annonce habile. Même les plus incrédules ne tarderaient pas à « participer » en émettant nécessairement des doutes sur les véritables intentions du pouvoir et du candidat-Président. Ce qui ne ferait que susciter un surplus d’intérêt pour cette présidentielle. Le Président sortant aura irrémédiablement eu la perspicacité de s’installer dans une ouverture que l’opposition a toujours revendiquée pour se sortir de la crise. Il reste pour les acteurs politiques agissant à s’engouffrer dans cette brèche ouverte afin de participer à l’amélioration de la gouvernance dans un pays qui semble bloqué. L’après-18 avril semble aujourd’hui aussi intéressant que la présidentielle.