La présidente de l’Union pour le changement et le progrès (UCP), Mme Zoubida Assoul, a remis son mandat de porte-parole du mouvement Mouwatana, conséquence du soutien que son parti politique a décidé d’apporter à la candidature d’Ali Ghediri, alors que Mouwatana avait déjà opté pour le boycott de la présidentielle d’avril prochain.
« J’ai remis mon mandat de porte-parole à l’instance exécutive du mouvement Mouwatana afin de préserver sa cohésion », nous a indiqué hier Mme Assoul, qui précise qu’elle est membre de Mouwatana et solidaire avec toutes les actions que ce mouvement aura à prendre.
Mme Assoul a tenu également à dire que le mouvement Mouwatana s’inscrit dans la durée et son projet ne se limitera
pas à l’élection présidentielle du 18 avril.
Il convient de rappeler qu’une brouille s’est installée dès l’annonce par la première responsable de l’UCP de rallier la candidature du général-major à la retraite, Ali Ghediri.
Cette position, qui a surpris plus d’un, a fait réagir Soufiane Djilali, président de Jil Jadid et membre de Mouwatana, qui a jugé que Mme Assoul ne pouvait plus parler au nom du mouvement dès lors qu’elle apporte son soutien à une candidature alors que Mouwatana s’inscrit en faux avec cette joute électorale.
Sur l’annonce de candidature du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, la présidente du l’UCP a exprimé son indignation sur la forme comme sur le fond, ne croyant pas à la sincérité de l’offre de réformes contenue dans la lettre de Bouteflika.
Evoquant une «manœuvre politicienne», Assoul estime que « le seul projet contenu dans la lettre est celui de rester au pouvoir », qualifiant cela de « forfaiture », regrettant que le pouvoir n’ait pas écouté les précédentes propositions de solution émanant de l’opposition, citant celles de Mazafran, du FFS et de Mouwatana.