Le bilan comparatif des activités des services de la Sûreté de wilaya de Tizi Ouzou a été au menu de la conférence de presse, organisée avant-hier par le divisionnaire, M. Aknouche, entouré par ses collaborateurs et chefs des principaux services.

Au sujet de la couverture du territoire de la wilaya en unités de sécurité, le DSW fera savoir que le plan de la Dgsn prévoit le maillage progressif du territoire de la wilaya par des structures de police, à raison d’une structure par commune. Dans l’immédiat, on annonce l’ouverture de l’unité de la BMPJ à Azeffoun, et d’une sûreté urbaine à Redjaouna, sur les hauteurs de Tizi Ouzou.
Des structures de sécurité sont en cours de réalisation dans les communes d’Aït Yahia Moussa, Aït Zmenzer et Tirmitine. Les nouveaux pôles urbains du chef-lieu de wilaya sont aussi ciblés par la mise en place d’unités de sécurité. Faisant la lecture du bilan des activités des années 2017 et 2018, le directeur de la Sûreté de wilaya de Tizi Ouzou abordera en premier le chapitre de la sécurité routière. Le décompte fait apparaître une baisse des accidents corporels en 2018, où il a été enregistré 340 accidents contre 417 en 2017. Ces sinistres ont entraîné 10 morts en 2018 et 9 décès en 2018. Le facteur humain est cité comme prépondérant dans la survenue des accidents, dans 398 cas en 2017 et 333 en 2018. L’année dernière, ce sont 4 060 citoyens qui se sont vu retirer leur permis de conduire contre 3 889 en 2017. S’agissant de la répression du commerce informel, les services compétents de la police ont procédé à l’interpellation de 131 personnes en 2018 et 117 en 2017. Le bilan des activités de police judiciaire place les délits contre les personnes et contre les biens en première position avec 1 614 affaires ont été traitées en 2017 et 1 900 en 2018. Durant la même année, il a été enregistré 2 affaires liées aux atteintes à l’économie nationale contre 21 affaires en 2017. Au chapitre des infractions à la législation sur les stupéfiants, il est fait état de 127 affaires traitées en 2017 qui impliquent 247 individus dont 154 ont été présentés à la justice et mis en détention préventive. Dans le même contexte, les infractions enregistrées l’année dernière s’élèvent à 211. Des affaires imputées à 288 personnes dont 76 ont mises en détention préventive. Les services spécialisés de la police ont eu à traiter 20 affaires liées à la cybercriminalité sur 27 cas enregistrés en 2017. En 2018, on fait état d’une vingtaine d’affaires qui ont été élucidées sur les 38 enregistrées. Plusieurs affaires ont été traitées par les services de la police judiciaire.
118 personnes ont été mises en détention préventive en 2017 et 81 individus en 2018, pour divers infractions liées à la criminalité urbaine (détention d’armes blanches, de stupéfiants, et de psychotropes, personnes faisant l’objet de recherche, séjour illégal…). Ces affaires ont été mises au jour à l’issue des opérations dites « coup de poing » qui ont ciblé
3 451 en 2017 et 4 385 en 2018. n