Selon le président du Conseil interprofessionnel de la filière des légumineuses alimentaires, la production de légumes secs a connu un saut quantitatif au cours de l’année 2018. Ce qui encourage à développer la filière pour atteindre l’autosuffisance d’ici 2021.

La culture des légumineuses alimentaires commence à susciter l’intérêt des pouvoirs publics afin de mieux répondre aux besoins de la population et réduire leur importation. Une filière qui a donné une production de 1,3 million de quintaux sur une superficie de 112 000 hectares, en 2018, soit une recette de 16 milliards de dinars et a créé 200 000 postes d’emploi, à travers 35 wilayas des Hauts-Plateaux et du Nord du pays, où le climat convient à réalisation d’une bonne production.
Selon le président du Conseil interprofessionnel de la filière des légumineuses alimentaires, la production des légumineuses a connu un saut quantitatif sans pareil au cours de l’année 2018. Ce qui encourage à développer la filière et atteindre une autosuffisance d’ici 2021 et assurer une sécurité alimentaire. Actuellement, la production des lentilles et du pois-chiche ne couvre que la moitié de la demande nationale, a-t-il révélé. Ajoutant que l’étude réalisée par les experts a estimé que pour atteindre une autosuffisance, il est nécessaire d’augmenter la superficie des légumineuses à 200 000 hectares, dont 80 000 pour la culture de lentilles, pour atteindre un rendement de 12 quintaux à l’hectare, et 120 000 hectares pour la culture du pois-chiche et atteindre un rendement de 15 quintaux/ha. Pour atteindre les objectifs escomptés, il sera affecté à chacune des 35 wilayas, 5 000 hectares, indiquera-t-il. Le professionnel de la filière estime que la quantité de semences de lentilles, évaluée à 82 000 quintaux de lentilles, suffiront pour couvrir la superficie à emblaver, mais la quantité de semences de pois-chiche ne suffit pas, ce qui nécessite d’augmenter la production de semences au cours de deux prochaines années, afin d’atteindre 100 000 quintaux pour ensemencer la superficie qui lui est réservée. Le haricot blanc, à large consommation, toujours importé de l’étranger, oblige sa production localement. Durant l’année 2018, l’expérience réalisée sur 60 hectares cultivés dont 30 hectares irrigués, a donné un rendement de 20 quintaux par hectare, a indiqué le président du Conseil interprofessionnel des légumineuses alimentaires. Dans ce sillage, il soulignera que sa stratégie vise à impliquer tous les partenaires producteurs, les coopératives agricoles de production, de transformation et les commerçants. D’apporter également un soutien et un accompagnement aux jeunes patrons d’entreprise, de transformation et d’emballage, de commercialisation des légumineuses alimentaires et les doter de matériel et des crédits nécessaires. Il faut aussi adopter les nouvelles techniques d’irrigation, afin d’encourager la production nationale des légumineuses d’une valeur alimentaire supérieure à celle de l’importation et sensibiliser les agriculteurs pour les inciter à investir dans la production des légumineuses, source de devises. « La réduction des terres en jachère a permis de récupérer 78 000 hectares dont 10 000 semés en légumineuses », a-t-il annoncé.
Les légumineuses, d’une grande valeur alimentaire et source protéique de qualité, rendent les sols plus fertiles en les enrichissant en azote, un minéral essentiel à la croissance végétale et ont également des effets positifs sur l’environnement.
La wilaya de Sidi Bel Abbès avait, quant à elle, réalisé en 2018 une production de 25 249 quintaux de légumineuses alimentaires sur une superficie de 2 536 hectares. n