L’élection présidentielle du 18 avril prochain promet d’être disputée au vu de l’effervescence en cours actuellement sur la scène politique nationale. A mesure que se rapproche la date limite des dépôts de candidatures, la pression monte crescendo. Une pression de bon augure pour un rendez-vous politique important. Les Algériens sont soudainement emportés par un élan d’intérêt pour le choix d’un président de la République pour les cinq prochaines années. La parole est particulièrement libérée. Le ton est viscéralement critique. Sur les réseaux sociaux, c’est le foisonnement des avis divergents. Les Algériens, très branchés sur la blogosphère, font part de leurs impressions.
Symptomatique de leur attachement à leur pays. Des candidats expriment désormais leur désapprobation face à la candidature du président en exercice. Les partisans de la continuité auront fort à faire. Ils devront faire preuve d’une grande intelligence dans le discours et de capacité de persuasion. Le programme promu par Bouteflika dans sa lettre de candidature contient de quoi faire. L’opposition dans sa diversité semble voir en cette élection une opportunité de peser irrémédiablement sur l’avenir. Une perspective qui devrait intéresser tout l’aréopage politique concerné par l’avenir des Algériens. Le pouvoir semble obligé de composer avec les acteurs nationaux. Pour une transition sans accrocs.
Les acteurs politiques engagés semblent déjà dans le temps long. Il s’agit de faire monter la pression afin d’engranger les dividendes le moment venu.
L’après élection, quel que soit le résultat, promet d’être aussi captivant. L’annonce par le Président de grands changements dans la gouvernance et des réformes à des niveaux divers fait déjà bouger beaucoup de monde. Les candidats pour la présidentielle qui auront passé l’écueil du Conseil constitutionnel auront à animer une campagne pour le moins électrique. Un intermède de haute politique qui promet.