Les habitants de la nouvelle cité d’El Méridima, à trois kilomètres du chef-lieu communal El Kala, buttent depuis leur installation dans des logements flambants neufs sur de nombreuses contraintes, selon eux, leur quotidien.

Certaines familles ayant vécu par le passé dans des habitations précaires n’ont pas encore apprécié leurs nouvelles habitations à cause des nombreux désagréments enregistrés depuis leur installation il y a maintenant douze ans. Ces derniers attendent toujours une hypothétique prise en charge de leurs préoccupations par les autorités locales et des solutions sachant que la situation dans les différents quartiers qui prévaut au sein de la cité en question est des plus dramatiques. En dépit de leur volonté, qui s’est à plusieurs reprises manifestée, les autorités locales ne semblent pas écouter les doléances de ces familles qui sont agacées quotidiennement par la saleté ainsi que les odeurs nauséabondes dégagées des égouts souvent bouchés par manque de sérieux dans leur entretien. Les habitants ont fait part d’une telle situation aux élus locaux ainsi qu’au wali lors de son court passage, mais depuis aucune mesure n’a été prise pour éviter, d’une part, la dégradation de la nouvelle cité, et d’autre part, prémunir la santé des citoyens en particulier des bambins qui jouent à proximité. Un état des lieux dégradé qui se fait sentir de jour en jour. Conçue pour être un modèle de bien-être des citoyens, la nouvelle agglomération réalisée à coût de milliards de dinars n’est en fait qu’une cité parmi tant d’autres, dépourvue du minimum de commodités propres à un îlot d’habitations. Les habitants que nous avons contactés nous ont certifié que l’éclairage public ainsi que le défaut de goudronnage des voies d’accès et autres ruelles rendent difficile la vie quotidienne dans cette cité, aussi bien en période de grandes chaleurs, où la présence de nuages de poussières oblige les résidents à fermer leurs fenêtres à longueur de journée, même en période hivernale. La boue ainsi que les flaques d’eau rendent difficile l’accès aux immeubles qui demeurent une véritable expédition, notamment après le coucher du soleil et ceci, nonobstant les risques encourus par les familles, plus particulièrement les enfants, les femmes ainsi que les personnes âgées qui sont confrontés au phénomène de la délinquance juvénile. Les habitants de ladite cité dénoncent le laxisme des uns et des autres en particulier celui des responsables et élus locaux qui se sont succédé à la tête de l’APC. Un phénomène qui n’épargne guère les autres grandes cités de la commune notamment celles des Allemands, des Crêtes, de la route Boulif ou de la grande plage, puisque l’état des lieux est identique. Les élus locaux issus des dernières joutes électorales ou celles des précédentes années n’ont pu résoudre les problèmes de leurs concitoyens des cités en question. Les habitants de la cité EL Méridima dans la commune de la ville balnéaire El Kala s’interrogent sur les raisons du comportement des responsables locaux qui, souvent, n’hésitent pas à appliquer le principe des deux poids deux mesures, créant ainsi une situation d’injustice incontestable entre les citoyens, car au centre-ville, la situation est tout autre. Les habitants de cette nouvelle cité datant de quelques années à peine lancent pour la énième fois un SOS en interpellant le premier responsable pour réagir et sommer les responsables ayant la charge de la gestion de l’environnement pour remédier à cette situation dramatique. La nouvelle cité El Méridima est située sur l’axe routier de la RN82 reliant le chef-lieu communal El Kala à la grande métropole, Annaba, capitale de l’acier, réalisée sur un terrain sablonneux. n