«L’Algérie dispose du potentiel et des capacités lui permettant de gagner la bataille de l’édification et du développement.» Cette affirmation du chef de l’Etat à l’occasion de l’anniversaire du 24 Février est on ne peut plus juste, au vu des potentialités dont recèle le pays. Avec ses atouts humains et naturels, l’Algérie dispose de tous les attributs pour remporter haut la main cette bataille. L’Algérie, qui ambitionne de faire partie du club des pays émergents, accuse pourtant des retards à des niveaux divers qui pourraient compliquer cette évolution. L’Algérie dispose pourtant de moyens humains et de ressources naturelles pour être une puissance économique régionale importante. Et ce, de l’avis des spécialistes et des observateurs les plus avisés. Seulement entre les potentialités et la réalité du terrain, il y a comme un décalage. Une impression de panne permanente qui suscite contrariétés et regrets chez les citoyens. Les jeunes dont nombreux sortent désormais dans la rue pour revendiquer un changement et une meilleure gouvernance sont la plus importante des richesses algériennes. Il faudrait absolument leurs donner une réponse. Et améliorer le rapport qu’ils ont avec leur pays. L’avenir de ce pays et son développement ne pourra évidemment pas se faire sans eux. Certes beaucoup de réalisations ont été accomplies. A l’image des infrastructures visibles, autant de biens arrachés dont l’argent n’est pas allé dans les poches des prévaricateurs. Il n’y a pire aveugle que celui qui ne saurait voir. Mais il y a comme une difficulté à inscrire ces tendances dans un processus vertueux de longue haleine. La baisse du niveau de la qualité de l’enseignement, l’incompétence assumée de l’encadrement tendent à se banaliser dans un pays qui détient des avantages qui font rêver ailleurs. Il reste impératif de revenir aux fondamentaux. Moraliser l’économie et revenir à la rigueur est un passage irrémédiable pour tout processus ambitionnant le développement.