Sonatrach a célébré, hier, les 48 ans de la nationalisation des hydrocarbures. L’évènement
a constitué une bonne occasion pour la compagnie nationale de faire le point sur les acquis, de s’arrêter sur ce qui ne fonctionne pas, de jauger ses capacités futures et d’améliorer sa manière d’accompagner l’évolution de l’économie nationale, entre autres.

La nationalisation lui a permis de cumuler des revenus colossaux qu’elle a mis au service de la construction du pays et de l’activité économique. Bien des choses ont été accomplies depuis. Mais il reste encore beaucoup à faire. Cela a d’ailleurs été évoqué dans le message adressé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à l’occasion du double anniversaire de la création de l’Ugta et de la nationalisation des hydrocarbures. On peut y lire ce qui suit : « Il est vrai que nous jouissons d’un progrès social et économique, mais nous demeurons, profondément, conscients de la nécessité de plus d’efficacité économique pour garantir la pérennité de notre choix sacré, celui de la justice sociale et de la solidarité nationale.
L’Algérie dispose du potentiel et des capacités lui permettant de gagner la bataille de l’édification et du développement. Innombrables sont également les possibilités de diversification de l’économie nationale en richesses minières, potentialités agricoles et compétences scientifiques qui n’attendent qu’une meilleure exploitation, avec davantage d’efficacité et de qualité, pour être source de revenus supplémentaires pour le pays.»
Le message est clair et arrive à un moment où des contraintes financières pèsent sur le budget de l’Etat. Le pays n’a pas su profiter, comme il se doit, des possibilités qui se sont offertes grâce aux revenus du pétrole. Il ne s’est pas concentré sur le développement intégré et harmonieux des zones urbaines et rurales, sur la croissance économique et le progrès social à long terme qui présupposent la durabilité. Mais tout n’est pas perdu, et le pays peut bénéficier d’un effet de rattrapage, à condition qu’il change de paradigme, avec comme priorité absolue la diversification de l’économie nationale dans son ensemble.
Les hydrocarbures peuvent, avec d’autres leviers, constituer le moteur de cette stratégie. Il est clair que la situation ne peut changer du jour au lendemain, et le pays doit encore s’appuyer sur le pétrole et sur Sonatrach. Cette dernière assume dans le contexte d’aujourd’hui une tâche colossale, mais dont la réussite est absolument cruciale. Elle continuera d’apporter sa contribution du mieux qu’elle peut, compte tenu des ressources dont elle dispose, pour développer l’exploration et la production, perfectionner ses pratiques de gestion, conformément au cadre de gestion et de responsabilisation établi par les pouvoirs publics.
La compagnie nationale a établi une stratégie avec des objectifs concrets, chiffrés et réalisables suivant un calendrier précis. Ainsi, l’objectif de production cumulée sur la période 2019-2021 sera de l’ordre d’un milliard de tonnes équivalent pétrole (TEP) et la production évoluera à un rythme annuel moyen de 3,7%. Elle n’a pas d’autres choix que de tirer vers le haut la production. Au chapitre de modernisation et du développement des capacités de raffinage, elle a mis au point un ambitieux programme d’investissements pour renforcer ses capacités de production des raffineries.
Au chapitre des énergies renouvelables, Sonatrach est associée étroitement à ce processus.
L’entreprise suit ainsi une tendance mondiale. Les grandes compagnies pétrolières gazières internationales s’intéressent aujourd’hui aux énergies vertes.
Elle pourrait accompagner le développement de la filière du renouvelable dont la production est marginale actuellement dans le pays.<