Invités par le ministère de l’éducation nationale pour des négociations bilatérales après avoir déposé un préavis d’une grève nationale de deux jours le 26 et 27, les six syndicats de l’éducation nationale ont annoncé hier le maintien de la grève suite à l’échec des négociations avec la tutelle. En effet, pour éviter un énième débrayage dans le secteur, Nouria Benghebrit avait entamé mardi dernier une série de rencontres avec les syndicats protestataires en vue d’une sortie de crise avant le jour J. Cependant les syndicats ont affirmé que ces réunions bilatérales sont de « simples formalités » qui rentrent dans le cadre de la gestion des conflits et qui ne sont pas menées de façon à aboutir à des résultats positifs ». « La ministre nous a habitué à ce genre de réunion ou ont nous sert que des promesses, notre rencontre avec la ministre qui a eu lieu la semaine passée n’avait rien à envier à celle que nous avions eu avant la grève du 12 janvier dernier », a indiqué Meziane Meriane coordinateur du syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique.
Un avis partagé par le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation qui a qualifié la série de rencontres avec la tutelle
d’« échec » et de « dialogue de sourds ». « La tutelle refuse, jusque là, de prendre sérieusement nos revendications et se contente de nous servir des promesses. Nos revendications ne datent pas d’hier mais expriment les attentes de milliers de travailleurs c’est pour cela que nous n’allons rien lâcher », a déclaré Messaoud Boudiba, porte-parole du cnapeste.W. S.