Certains élus se laissent aller à des attitudes répréhensibles provoquant souvent le mécontentement des citoyens et mettant sous pression les institutions locales. L’actualité récente fait souvent état de ces comportements souvent limite de la part d’édiles envers les citoyens, des postures empreintes d’un mépris flagrant devenant de plus en plus insupportables pour les populations locales. De nombreux citoyens de la commune de Haizer, dans la wilaya de Bouira, sont sortis manifester dimanche dernier pour dénoncer la « légalisation frauduleuse » de formulaires de candidature pour le président candidat par le secrétaire général de l’APC. L’Assemblée populaire communale a vite fait d’organiser une assemblée générale avec les citoyens de la commune où il a été annoncé que le SG a été suspendu et qu’une enquête est ouverte.
Ce comportement qui fait davantage du tort au candidat concerné est considéré comme irresponsable. Pour rappel, l’excès de zèle du président de l’APC de Khenchela avait failli provoquer l’irréparable il y a une semaine lors de la virée de Rachid Nekkaz dans cette commune. Un autre épisode qui démontre le manque du sens de responsabilité chez certains élus locaux. Le maire en question a failli provoquer l’irréparable en ayant une attitude indigne d’un élu. Ce dernier s’est permis un commentaire malheureux dans lequel il s’est évertué du tutorat de toute une population en défiant quiconque de se rapprocher du siège de l’APC et en avertissant qu’il serait sur place pour empêcher la venue de Nekkaz ou un autre candidat. Une attitude qui fait du tort à l’image de l’Etat, de ses institutions et son rapport avec les citoyens. Cette provocation gratuite d’un élu qui plus est se démène dans de sérieux problèmes d’ordre judiciaire avait suscité le courroux des citoyens venus en nombre exprimer leur mécontentement. Si jadis beaucoup de ces dépassements passaient inaperçus aux yeux de l’opinion, aujourd’hui les moyens de communication modernes font en sorte que ces attitudes irresponsables font le buzz. Les réseaux sociaux et les smartphone sont devenus de véritables outils de contrôle dénonçant tout abus, souvent vidéo à l’appui. Les sanctions qui suivent ces dépassements annoncées avec célérité démontrent que les pouvoirs publics ne comptent pas laisser faire. D’autant que ces attitudes ne font que susciter une tension parmi les administrés. A quelques semaines de l’élection présidentielle qui s’annonce déjà sous pression, l’Etat n’entend pas laisser passer de telles attitudes de responsables locaux censés être au service des citoyens sans distinction de bord politique.