Par ailleurs, les producteurs versés dans l’agroalimentaire, présents au 17e Djazagro, semblent adhérer à l’ambition des pouvoirs publics de faire de l’année 2019 celle des exportations. Les opérateurs nationaux, dont le nombre de participants à cette édition est en hausse de 30% par rapport à la précédente, affichent des programmes d’exportation en direction de l’Afrique et de l’Europe surtout.
C’est le cas de l’entreprise Kheider, spécialisée dans les pâtes traditionnelles, qui a exporté au début de cette année des dioul pour une valeur de plus de 50 000 euros, vers la France. «Notre volume de production n’est pas important, actuellement. On exporte donc des petites quantités pour commencer. On a envoyé des échantillons en France qui ont eu du succès. Aujourd’hui, on a deux clients sur le marché agroalimentaire, Rungis Paris, considéré comme étant le plus important en Europe. Au cours de cette année également, on a des programmes d’exportations vers l’Afrique, le Cameroun et la Libye notamment», a fait savoir la responsable commerciale de l’entreprise, Naïma Kadri. Elle précisera que le but de cette société est de vendre, sur le marché extérieur, l’image de l’Algérie plus que le produit en lui-même. C’est le même objectif que s’est fixée la filiale du groupe Ifri, Numidia, qui produit de l’huile d’olive. Le responsable commercial de cette filiale, Nabil Arezki, a indiqué, à ce propos, que leur souci premier est de placer le produit algérien sur le marché international et prouver qu’il est de bonne qualité. «C’est ainsi qu’on arrive à exporter vers l’Amérique, l’Europe et l’Asie. On reçoit des commandes régulières chaque année de la part de nos clients et on va accroître nos exportations au cours de cette année, en Europe et en Amérique, surtout», a-t-il confié, relevant que le marché africain ne figure pas, pour l’instant, parmi leurs priorités. Il a expliqué, à ce propos, que les pays africains préfèrent les huiles d’olive tunisienne et marocaine car elles sont moins chères. «La qualité de notre huile est supérieure et donc plus chère. Elle est destinée beaucoup plus à des consommateurs connaisseurs», affirme-t-il. Exporter l’image de l’Algérie est aussi l’ambition du fabricant de produits laitiers dérivés, Ramdy, qui compte placer ses fromages, dès cette année, en France, Libye et Maroc. Chocodada, unité de production de chocolat destiné à la pâtisserie, industrielle et semi-industrielle, cible, pour sa part, le Grand-Maghreb et la zone de libre-échange arabe. «On a envoyé des échantillons dans ces régions là et on va établir notre programme d’exportation dès cette année. On cible aussi le marché du centre et de l’Ouest africain à moyen terme et l’Europe à long terme», a signalé la manager de cette unité, Ryma Lazouni, soulignant que le rapport prix-qualité leur permet de faire face à la concurrence sur le marché national, où sont présentes des marques internationales.<