Lors des rencontres des commissions d’arbitrage pour l’octroi du budget, dans le cadre du plan communal de développement (PCD2019) qui se sont déroulées du 11 au 25 février en cours, le premier responsable de l’exécutif n’a pas manqué de souligner que la priorité sera donnée aux communes qui ont enregistré un taux de consommation élevé pour le budget de l’année passée.

Plusieurs communes qui ont montré leurs limites dans la gestion ont été sanctionnées à l’instar d’Aïn El-Kebira et Dehamcha situées au nord-est de Sétif. Plusieurs projets n’ont pas été lancés et d’autres connaîssent beaucoup de retard pour des raisons inconnues. D’autres communes comme Beni Ouartilène et Beni Chebana ont donné un bon exemple en matière de taux de consommation du budget PCD de l’année écoulée. Selon des informations en notre possession, la commune de Tala Ifacène, située au nord de Sétif, a bénéficié, lors de ces rencontres, d’une enveloppe financière de 16 milliards de centimes dans le cadre du Plan de développement communal local. Aussi, la commune de Maoklane, également chef-lieu de daïra, a bénéficié de la même enveloppe financière. Ces deux communes ont consommé la totalité du budget accordé par les responsables de wilaya dans le cadre du PCD. Ces derniers ont énormément apprécié le travail présenté par les édiles de ces communes. Pour la commune de Bougaâ, dix propositions pour réaliser des projets ont été validées par les membres de la commission d’arbitrage de la wilaya. Le secrétaire général de la wilaya a mis l’accent sur la nécessité d’achever les projets de développement accordé à cette commune dans le cadre du PCD ou dans celui des programmes sectoriels, surtout les projets de rénovation urbaine qui ont nécessité une enveloppe de 12 milliards et le projet d’approvisionnement en eau potable qui coûtera 20 milliards. Dans le nord-ouest de Sétif, la commune de Guenzet, également chef-lieu de daïra, vient de bénéficier d’un montant de 5,4 milliards de centimes dans le cadre du PCD. Il est à noter que deux projets octroyés à cette dernière, lors du PCD de l’année passée, accusent beaucoup de retard. Il s’agit, en effet, de la réalisation d’un forage et d’une route. Par ailleurs, le projet de réalisation d’une cantine scolaire fait toujours du surplace, selon de nos sources. Dans le même sillage, la commune de Harbil relevant de la daïra de Guenzet, a bénéficié d’un montant de
4 milliards de centimes. Les responsables qui ont chapeauté les rencontres d’arbitrage n’ont pas manqué de rappeler que la priorité dans l’octroi des projets sera donnée aux communes qui ont consommé les enveloppes données dans les précédents PCD. « La priorité sera donnée aux communes qui achèvent leurs programmes respectifs. Aucun projet ne vous sera octroyé avant l’assainissement de votre nomenclature des projets en cours ». dira le secrétaire général de la wilaya à l’attention des édiles et chefs de daïra. Ainsi, la population de plusieurs communes se trouve privée de projets de développement suite à la mauvaise gestion des élus locaux. Au grand dam des citoyens, certaines APC demeurent toujours en situation de blocage comme celle de Hammam Soukhna, Kasr El-Abtal et Belaâ. n