Plusieurs œuvres cinématographiques algériennes sont sélectionnées en compétition et en hors-compétition à la huitième édition du Festival du Louxor pour le film africain (LAFF), en Egypte,  qui se déroulera du 15 au 21 mars prochain, sous le slogan «Cinéma… Plusieurs vies à vivre»,  ont annoncé les organisateurs sur leur site officiel.

Dans la catégorie long métrage, «Jusqu’à la fin des temps » de Yasmine Chouikh, est en lice pour le grand prix du festival. Dans la catégorie court-métrage, deux œuvres algériennes sont en compétition, en l’occurrence « Point zéro» de Nassim Boumaïza et «Les Terres » d’Azzedine Kasri.
L’édition 2019 a également sélectionné deux documentaires algériens projetés en hors-compétition, «La Bataille d’Alger» de Malek Bensmaïl et « Une histoire dans ma peau » réalisé par Yanis Kheloufi. Ce dernier a été produit dans le cadre du « Laboratoire documentaire d’Alger» de l’institut français d’Alger. Il relate le combat pétris d’optimisme et d’espoir de l’histoire de Kader Affak, militant engagé et humaniste. Il gère l’association «Le Cœur sur la main» et est propriétaire du café-littéraire «Le Sous-Marin». Ce court documentaire a déjà été sélectionné au Festival du premier film documentaire de Marseille et au Festival premiers plans d’Angers.
Ainsi, dans la catégorie long métrages, « Jusqu’à la fin des temps » de Yasmine Chouikh, qui participe actuellement à la compétition de la 26e édition du Fespaco à Ouagadougou, a suscité l’engouement des cinéphiles dès sa première projection. La comédie tragico-romantique de Yasmine Chouikh a remporté, depuis l’année passée, plusieurs prix dont le Grand Prix et le prix de la meilleure interprétation féminine au Festival international du film méditerranéen à Annaba. Le «Khindjar d’or» Grand prix, du Festival international du film de Mascate, en plus des prix de la critique et celui de la meilleure interprétation masculine. Mais aussi le prix « Alhambra de Plata », un prix d’argent au Festival international du cinéma de Grenade, «Cines Del Sur» en Espagne.
Dans la section court-métrage, le jeune réalisateur Nassim Boumaïza participera avec son film «Point Zéro»
(30 minutes, production 2018) qui relate l’histoire d’Ali, un jeune homme rural algérien qui doit se rendre pour la première fois à Alger pour résoudre des problèmes administratifs. Après une journée de course, il se retrouve bloqué dans la capitale pour une nuit sans avoir résolu son souci.
Dans la même catégorie, «Tamura» (Terres) représente l’Algérie dans ce festival, une œuvre coproduite avec la France (production, 2018, 25 minutes) réalisée par Azzedine Kasri. Cette œuvre retrace l’histoire de l’attachement à la terre des aïeux, de l’exil et des conflits de générations.
Il est à noter que la huitième édition du Festival de Luxor porte le nom du grand réalisateur burkinabé Idrissa Oderrago, disparu le 18 février 2018. Il a réalisé une vingtaine d’œuvres des plus importantes d’Afrique, qui traitent souvent du conflit entre la vie rurale et la vie urbaine au Burkina Faso et ailleurs en Afrique. Il est surtout connu pour son long métrage «Tillay», qui a remporté le Grand Prix au Festival de Cannes en 1990 et «Samba Traoré» qui a été nominé pour le «Silver Bear» au 43e Festival international du film de Berlin. Cette 8e édition rendra aussi hommage au réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun, au Burkinabé Fanta Régina Nacro pour leurs contributions au cinéma africain, en abordant les problèmes, les rêves et les inquiétudes de l’Afrique.
Les organisateurs de Laff ont également annoncé l’hommage à la productrice tunisienne Dorra Bouchoucha pour sa contribution à la création d’une nouvelle vague tunisienne à travers ses œuvres, ses idées et ses activités sur le champ, ainsi que l’atelier de développement du scénario qu’elle supervise.n