Un forum d’affaires algéro-roumain a été organisé, hier à Alger, dans le but de relancer les échanges commerciaux estimés à 400 millions de dollars et nouer de nouveaux partenariats entre les entrepreneurs des deux pays. Les échanges commerciaux entre les deux pays demeurent modestes avec 400 millions de dollars d’échanges, alors que les entreprises roumaines ne sont pas très présentes sur le marché algérien. C’est pour cette raison qu’un forum d’affaires réunissant des opérateurs économiques roumains et algériens a été organisé, hier, à l’hôtel El Aurassi d’Alger. Organisée par la Chambre algérienne du commerce et d’industrie (Caci), cette rencontre a vu la signature de deux mémorandums. Le premier a été paraphé entre les Chambres du commerce et d’industrie algérienne et roumaine. Et l’autre, qui consiste en un mémorandum d’entente, a été signé entre la Safex et Romexpo. Ils ont comme but la création d’un réseau d’affaires et de commerce bilatéral et le lancement de nouveaux projets d’investissement ainsi que la relance des visites alternatives annuelles d’hommes d’affaires. Intervenant lors de ce forum, le président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie, Laïd Benamor, a exprimé l’intérêt de
« l’Algérie à approfondir et diversifier ses relations économiques avec la Roumanie, notamment dans des secteurs clés comme l’agriculture et l’industrie », soulignant que « le nombre d’entreprises roumaines qui activent en Algérie est très faible ». A titre de précision, la Roumanie est présente en Algérie avec moins de dix entreprises, dont la majorité active dans le secteur de l’industrie mécanique. Idem, pour l’Algérie, qui est également présente en Roumanie avec moins de dix entreprises qui ont investi dans l’importation et l’exportation. Du côté roumain, la délégation était composée d’entreprises activant dans divers domaines notamment les mines, les technologies de l’information et de la communication, l’agroalimentaire, la pièce détachée et les sous-ensembles ainsi que l’agriculture. Succédant au président de la Caci, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Roumanie, Mihai Daraban, a souligné « l’intérêt des entreprises roumaines pour le marché algérien tout en affichant la disponibilité des entreprises adhérentes à sa chambre à collaborer avec les entreprises algériennes dans ces secteurs ». Soulignant que « les deux parties ont ainsi convenu d’organiser des rencontres d’affaires périodiques afin d’examiner les opportunités de partenariat entre les opérateurs algériens et leurs homologues roumains ». Pour sa part, l’ambassadeur de Roumanie en Algérie, Marcel Alexandru, indiquera que « ces dernières années, de plus en plus d’hommes d’affaires roumains s’intéressent à l’Algérie ». «  L’ambassade de Roumanie va œuvrer à la diversification des contacts entre les hommes d’affaires des deux parties », a-t-il ajouté, affirmant que son pays s’intéresse à une coopération avec l’Algérie dans différents domaines, notamment « les énergies renouvelables, les TIC, de l’agroalimentaire et également à l’industrie automobile». Tout en rappelant que « la Roumanie est un partenaire de l’usine automobile d’Oran », l’ambassadeur a indiqué que son pays compte « intégrer davantage le marché algérien avec son savoir-faire et bénéficier des avantages octroyés par l’Algérie aux investisseurs étrangers ». D’ailleurs ces trois dernières années ont vu l’organisation de plusieurs missions économiques roumaines, spécialisées dans des secteurs aussi importants que l’agroalimentaire, les technologies de l’information et de la communication (TIC), la construction du bâtiment, ainsi que l’industrie militaire, dans le but d’identifier des opportunités de coopération bilatérale. Concernant l’industrie automobile, les Roumains souhaitent également investir plus en Algérie dans ce domaine. Il y a trois ans, les premiers contacts entre les entreprises roumaines et les hommes d’affaires algériens ont été matérialisés, afin de démarrer, en Algérie, la production de pièces et sous-ensembles automobile pour l’usine d’Oran (Renault).<