L’Association des réseaux électriques à haute tension en Algérie (Arelec) organise, du 26 au 28 février courant au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal d’Alger, une conférence sous le thème « le réseau transport à l’ère de la transition énergétique ». Une conférence qui s’inscrit dans la continuité de celle tenue en mars 2015, mais remarquablement rehaussée par la participation d’une pléthore de spécialistes algériens et étrangers en la matière, ainsi que du P-DG du groupe Sonelgaz, Mohamed Arkab, du représentant du ministre de l’Energie et d’autres responsables, à l’exemple de l’ex-ministre Nordine Bouterfa. Selon Abdelhalim Raïs, président de l’Arelec, et également PDG de la filiale de Gestion des réseaux de transport électrique (GRTE) du groupe public Sonelgaz, l’édition 2019 se veut «un espace de partage de connaissances et d’expériences. Et d’ajouter : «Elle est également une opportunité pour présenter et découvrir les avancées réalisées des nouvelle technologies en place ou en développement. » Comme il soulignera dans son discours d’avant l’ouverture des travaux que «la conférence est en adéquation totale avec les conditions actuelles du secteur énergétique. Et de préciser dans ce sens : «Ces conditions, rendent nécessaires la construction et le développement de réseau non seulement performants et intelligents mais surtout respectueux de l’environnement».
Et sur ce point, le P-DG de la Sonelgaz, qui a également pris la parole, a lancé : «Le mode de fonctionnement des centrales électriques est en totale adéquation avec le respect de l’environnement.» Concernant le thème de la conférence, il a estimé qu’il est pertinent et d’actualité.
Et d’expliquer pourquoi. «Le groupe public est devant de nombreux challenges. Entre autres, «la Sonelgaz a la responsabilité d’améliorer ses services pour augmenter l’offre en électricité ». Et de rappeler que « le groupe public et l’interface entre la production électrique et sa consommation. Et que les réseaux de transports du flux électrique sont au cœur du cycle». Mohamed Arkab a de même indiqué à l’assistance : « En Algérie, la production et la consommation évoluent et du coup le réseau est appelé à se déployer mais en développant l’utilisation de la digitalisation du secteur de la production électrique.» Et d’annoncer un projet d’hybridation de toutes les centrales électrique de la Sonelgaz.
« Une option qui s’inscrit dans la vision globale du groupe qui a opté d’aller vers plus de production d’énergie renouvelable et particulièrement le photovoltaïque».
De son côté, le ministre de l’Energie Mustapha Guitouni a indiqué, dans une lettre lue par un de ses collaborateurs directs, «que le flux électrique d’origine solaire est une de nos priorités dans le cadre de notre stratégie d’aller vers le mixte énergétique.
Nous comptons dans ce sens développer le réseau de transport électrique ». Et dans cette optique, le ministre compte émettre une directive aux gestionnaires de réseau de transport électrique pour leur demander «de modifier les charges relatives à l’installation de nouvelles lignes de transport» et où il sera exigé, d’une part, d’augmenter le niveau d’intégration des équipements nécessaires au réseau de transport et, d’autre part, introduire la digitalisation dans le mode de gestion des réseaux à mettre en place pour une meilleure exploitation et d’éviter au maximum les déperditions d’ énergie, autrement dit de rendre stable le flux électrique ».
Soulignons que Abdelhamid Raïs s’est adressé à la presse en marge de la conférence autour de la stratégie de déploiement de sa filiale GRTE et sur l’intérêt de la conférence. Il a annoncé l’installation prochaine de 15 000 kilomètres de nouvelles lignes électriques haute tension « rendue nécessaire compte tenu de la demande croissante en énergie électrique », a-t-il expliqué, non sans préciser que ce projet d’extension va coûter près de
1 600 milliards de dinars. Le P-DG de la filiale GRTE a en outre révélé un projet de réalisation de 400 nouvelles centrales de production électrique, ce qui les portera à 800. A propos de la conférence, il a estimé que c’est l’occasion pour les acteurs du secteur de se familiariser avec les nouvelles techniques dans les énergies renouvelables (EnR).n