Alors que le Parti des travailleurs(PT) et Talaie El Hourriyet vont devoir trancher leurs positions respectives le week-end prochain, des partis et prétendants à la magistrature suprême sont à l’heure du ralliement et de l’Alliance pré-électorale en perspective de la présidentielle d’avril prochain.

C’est le cas visiblement du Front de la justice et du développement (FJD) qui compte réunir, jeudi prochain, ses partenaires de l’initiative visant un consensus sur une candidature unique de l’opposition, après avoir déclaré «ouvertes les concertations» à l’issue de la réunion qui les a regroupés il y a une semaine.
Lakhdar Benkhelaf, député et responsable au sein du FJD, fait état de la présence de formations politiques qui n’avaient pas pris part à la réunion du 20 février. Même si l’initiative peine à enregistrer des avancées, le leader du FJD, Abdallah Djaballah, se refuse d’abandonner le projet, bien qu’au dernier rendez-vous plusieurs acteurs de l’opposition, notamment le FFS, le RCD et le PT, ainsi que le candidat indépendant Ali Ghediri avaient tourné le dos au projet de consensus sur une candidature unique de l’opposition.
La réunion du 20 février était marquée par la présence de 12 partis politiques, 6 personnalités dont 4 candidats à la candidature. Parmi les présents, des représentants du Mouvement El-Bina de Abdelkader Bengrina, le Parti de la liberté et la justice (PLJ) de Mohamed Saïd, ainsi que des personnalités politiques comme l’ancien ministre Abdelaziz Rahabi.
A l’issue de cette rencontre, les participants ont salué, à travers une déclaration commune, «les contestations populaires et pacifiques enregistrées ces derniers jours», tout en mettant «en garde les autorités» contre le recours à la confrontation.
Par ailleurs, outre l’initiative du FJD, des prétendants au palais d’El Mouradia ont annoncé une réunion qui devrait réunir les candidats indépendants Rachid Nekkaz, Ghani Mahdi, Tahar Missoum et Ali Ghediri. «Tahar Missoum, Ali Ghediri, Rachid Nekkaz et moi-même voulons discuter de la possibilité de s’entendre sur un seul candidat pour s’engager dans la course à la présidentielle», avait indiqué Ghani Mahdi, dans une déclaration à TSA. Le même prétendant a expliqué que «dans les conditions actuelles de pressions et d’intimidations, il n’est plus possible de continuer», laissant entendre que les trois prétendants allaient abandonner la partie en faisant cause commune à travers la candidature de l’ancien officier de l’Armée nationale populaire (ANP). Mais l’annonce a été vite démentie par la coordination nationale de la campagne du candidat indépendant qui a tenu à informer que «Ali Ghediri ne participera pas à cette réunion».<