Le ministre de l’Energie Mustapha Guitouni parie sur la hausse des capacités de production de l’électricité dans les années à venir, en passant de 21 000 MW actuellement à 33 000 MW en 2022. L’augmentation des capacités de production d’électricité est une réponse à une consommation qui évolue à vive allure.

Elle serait de plus de 140% par rapport à l’an 2000 et devrait augmenter davantage dans les années à venir, selon les prévisions du gouvernement. D’où l’investissement de l’Etat dans les nouvelles capacités de production.
« Nous pouvons être fiers d’avoir multiplié par quatre les capacités de production de l’électricité qui s’établissent aujourd’hui à près de 21 000 MW, contre seulement
6 000 MW en 1999 et nous irons encore plus loin, car nous comptons mettre en service d’autres projets pour atteindre les 33 000 MW en 2022 », a souligné Mustapha Guitouni dans une allocution, lue en son nom par le chef de cabinet du ministère, Zoubir Djouabri, lors de la Conférence algérienne des grands réseaux électriques organisée par l’Association des réseaux électriques à haute tension en Algérie (Arelec). Il va sans dire que la hausse des capacités de production d’électricité entraînera de facto une hausse de la consommation du gaz naturel, dont 12 milliards de mètres cubes sont injectés annuellement dans les stations de production d’électricité. Mustapha Guitouni a souligné que ces investissements dans la hausse de la production d’électricité permettent de répondre à la croissance continue de la consommation nationale. Celle-ci évolue en moyenne annuellement à près de 10% depuis près de deux décennies déjà, ce qui a obligé l’Etat à canaliser d’importants volumes de gaz vers les centrales électriques.
Le P-DG du groupe Sonelgaz, Mohamed Arkab, a précisé qu’une de ces nouvelles capacités de production sera destinée à l’exportation. Selon lui, s’exprimant en marge de ladite conférence, le renforcement actuellement du réseau national haute tension et très haute tension, permettra de vendre de l’électricité algérienne à l’étranger. « Nous organisons notre marché local pour améliorer notre réseau, afin qu’il soit capable de transposter de l’électricité sur de longues distances vers des marchés extérieurs, européens en particulier », a-t-il déclaré. Concernant la production d’électricité d’origine renouvelable, le patron du groupe Sonelgaz a fait savoir que son entreprise avait formé plus de 300 ingénieurs spécialisés dans ce domaine afin de se préparer à la mise en œuvre de ce programme qui prévoit l’installation de 22 000 MW de sources renouvelables d’ici 2030.
Près de cinq ans après sa mise en œuvre, ledit programme n’a pu se concrétiser que par une capacité installée de 400 MW en solaire et éolien. Un appel d’offres national avait été lancé, faut-il le rappeler, en novembre dernier pour la réalisation de plusieurs centrales électriques solaires photovoltaïques, dont la capacité totale est de 150 MW.
Cette puissance sera augmentée de 50 MW par le programme d’hybridation de toutes les centrales diesel de Sonelgaz et qui alimentent actuellement les réseaux isolés du Grand-Sud de l’Algérie. De son côté, Sonatrach a engagé un ambitieux programme de solarisation d’une capacité de 1 300 MW couvrant 80% des besoins de ses sites pétroliers.<