Dans le cadre de la formation continue dans le secteur  de la santé et des échanges dans le domaine médical, l’association française «Ashifa» et le ministère algérien  de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, et sous l’égide du wali de Constantine, vont se charger de développer et mettre à disposition les moyens pédagogiques, en plus de la pratique médicale sur le terrain dans plusieurs spécialités et selon les besoins des médecins du CHU de Constantine, lit-on en substance dans un communiqué de la DSP de Constantine.

C’est sans doute pour couper l’herbe sous les pieds des chirurgiens, notamment français, qui viennent faire du «tourisme médical»
au niveau des cliniques privées, que le CHU de Constantine, selon une feuille de route
bien établie par le ministère de la Santé, a accueilli vendredi une équipe française de chirurgiens pluridisciplinaires. Renforcée d’une quinzaine de spécialistes, tous faisant partie de«l’association franco-algérienne de santé et d’innovation». L’arrivée de cette mission médicale de l’association «Ashifa» exerçant au niveau de la ville de Lyon se consigne dans le cadre de la connaissance continue des praticiens algériens en matière de santé publique, ainsi que des interversions dans la pratique médicale. Les quinze chirurgiens spécialistes seront appelés à travailler en coopération avec des cliniciens algériens «pour la prise en charge d’interventions chirurgicales dans plusieurs maladies», toujours selon un communiqué transmis par la direction de la santé, de la population et de la réforme hospitalière (DSP). A cet égard, l’équipe franco-algérienne de chirurgie, en collaboration étroite avec les équipes en place au niveau du CHU Ben Badis et de l’hôpital pédiatrique de Sidi-Mabrouk de Constantine, «est chargée de développer la pratique chirurgicale sur le terrain en y apportant les moyens techniques et pédagogiques innovant dans plusieurs spécialités et selon les besoins des services». Pour cela, un plan de travail est assuré et focalisé sur les exigences de chaque service dans le cadre de la formation dans les inédites technologies de la chirurgie de pointe. Au niveau du CHU, il nous a été précisé que des équipes médicales hybrides opéreront, du 22 février au 2 mars, dans les résidences hospitalières précitées constantinoises, des interventions en chirurgie générale. Pour être plus précis, il sera question de radiologie interventionnelle, d’interventions en gynécologie, d’explorations médicales, d’implants cochléaires, ainsi que des interventions en rhumatologie. Les chefs de service nouvellement installés il y a deux ans environ, dans le cadre du «rajeunissement» des responsables hospitaliers, auront fort à faire et ne tourneront pas le dos à cette manne de formations et de connaissances qui viendra jusqu’à eux. Avec la participation des chefs de services des établissements visités, CHU et cliniques, les spécialistes français seront appelés à œuvrer sur deux fronts. Le premier sera celui de la formation et le second pour une pratique sur place, c’est-à-dire des interventions dans de nombreuses spécialités, six au total, tout en précisant que cette visite de travail ne sera pas la dernière car on attend, déjà une autre mission, dans le même contexte, au printemps de cette année. n