Le hasard faisant souvent bien les choses, sans oublier le flair propre aux enquêteurs de la police judiciaire. En effet, c’est lors d’une patrouille de routine que la 7e Sûreté urbaine de la wilaya déléguée Ali-Mendjeli a fait tomber un duo de dealers de comprimés hallucinogènes. Le comportement suspect de deux jeunes hommes, âgés de 23 et de 27 ans, comme constaté par la suite, à l’intérieur d’un véhicule Renault Clio, à l’unité de voisinage 3, a attiré l’attention des agents en patrouille. Cette dernière s’éloignera feignant ignorer la présence des individus suspects, pour revenir et les surprendre à l’intérieur de la voiture.
Un premier jeune s’enfuira, non sans avoir essayé de se débarrasser d’un sac en plastique, mais c’était peine perdue. Il sera vite rattrapé, ainsi que son complice. Les deux suspects furent arrêtés sur place et la fouille du sac, apparemment encombrant, révélera une quantité importante de médicaments, destinés à un usage hallucinogène. Les agents de la 7e Sûreté urbaine de Ali-Mendjeli découvriront donc 157 blisters de médicaments destinés à une vente illicite. Ce sont 1 256 comprimés qui ne termineront pas leur circuit chez des jeunes drogués. Cette énième saisie, à Ali-Mendjeli, Constantine ou Khroub, confirme le virage opéré par les dealers. Comme la saisie, il y a quatre jours, sur un dealer de 600 grammes de kif et 480 comprimés hallucinogènes. Car si écouler du kif ou ses dérivés fait encourir aux marchands de la mort des peines importantes de prison ferme, ce n’est pas le cas pour les médicaments, destinés à l’origine à d’autres pathologies, autres que psychiatriques, où la seule entrave à la loi, dans ces cas, relève de «la commercialisation illicite de médicaments et exercice frauduleux du métier de pharmacien». Des faits pour lesquels le risque encouru n’est pas important et vaut «le coup», puisque sans danger d’incarcération et plus rentable que le kif traité.
En attendant de renforcer l’arsenal juridique pour de tels méfaits, nos deux compères seront présentés au Procureur de la République pour les accusations citées plus haut.H. B.