Après une vingtaine d’années de lutte, les résidents de la cité 210/Logements Enie, dans le quartier Benhamouda,  à Sidi Bel Abbès, ont enfin obtenu gain de cause et vont devenir propriétaires légaux de leurs logements.

En effet, le 20 février courant, une réunion avait regroupé au siège de la direction de la réglementation et de l’administration générale, le directeur des domaines, le directeur de wilaya et le directeur régional, la directrice par intérim et la directrice du recouvrement de la direction centrale de la Cnep, le directeur adjoint et la juriste de l’Enie, un notaire, le président du comité de la cité et un représentant des résidents et un avocat. L’ordre du jour de la rencontre portait sur la régularisation de la situation des 210 logements Enie, le calcul du coût du logement après la vente des locaux aux enchères. L’Enie s’engage à délivrer aux bénéficiaires des affectations actualisées de l’année 2019 et la Cnep s’engage, pour sa part, à octroyer des crédits aux occupants des 210 logements suivant le coût du logement. Il sera évalué suivant les rentes de la vente des locaux aux enchères et à effet rétroactif de la date du démarrage des constructions du projet. Pour leur part, les représentants des locataires se sont engagés à remettre les clés des 77 locaux à l’Enie, dans les 15 jours, pour les vendre aux enchères et payer les 33 milliards de centimes à la Cnep, montant et intérêts et pénalités de retard sur le projet. Les résidents de la cité 210/logements Enie avaient observé un sit-in au niveau de la cité Benhamouda et barré la route à la circulation du tramway pendant plus d’une demi-heure, en signe de revendication de leur délivrer les actes de propriété des logements et évaluer leur coût. La Cnep, qui avait financé leur projet, avait réclamé son argent et traduit en justice l’Enie, promotrice du projet, et obtenu gain de cause. Les locataires, des retraités et des ayants droit, avaient subi les conséquences d’un contentieux entre les deux instances et vivaient avec la peur de payer des intérêts importants à la Cnep. Le président du comité de la cité 210/Logements, soulagé par les décisions prises lors de la rencontre, a sollicité les locataires d’honorer leurs engagements pour pouvoir recevoir leurs actes de propriété et payer le logement qui ne leur reviendra que 80 à 90 millions de centimes, alors qu’en réalité, ils devaient payer des pénalités de retard et des intérêts à la Cnep. Le porte-parole des résidents de la cité a souligné que l’accord initial, signé durant l’époque du démarrage des constructions, a été échelonné sur 25 années pour un apport mensuel abordable. n