Dans le cadre de la prévention contre les accidents de circulation, qui coûtent la vie à des milliers de personnes, les services de la Gendarmerie nationale de Tizi Ouzou ont organisé, avant-hier, une campagne de sensibilisation au profit des conducteurs de véhicule de transports de voyageurs et de marchandises pour les responsabiliser sur les dégâts corporels et matériels engendrés par cette hécatombe qui est devenue un fléau. En effet, les services de la Gendarmerie nationale de Tizi Ouzou étaient avant-hier au rendez-vous pour sensibiliser les conducteurs sur les dangers des accidents de la circulation aux différents axes routiers de la wilaya. Des tournées et des barrages mobiles sont organisés par ledit corps de sécurité au cours desquels des prospectus et des fiches d’orientation sont distribués aux usagers de la route. Parmi les axes routiers où il y a eu le passage des services de la gendarmerie, les RN30, RN24 et RN72. Les gendarmes ont mené également des campagnes de sensibilisation au niveau des chefs-lieux des localités montagneuses, Beni-Yenni, Irdjen, Illoula Oumalou, Idjeur… La lutte contre l’hécatombe n’est pas seulement l’affaire des services sécuritaires de la wilaya, mais le mouvement associatif s’implique davantage pour mettre fin à ce fléau qui endeuille les familles. La sécurité routière est liée à trois segments, à savoir le facteur humain, l’état des lieux du marché automobile, notamment avec la mise en place d’un système ISO International pour réaliser des véhicules qui répondent aux normes sécuritaires internationales et l’environnement extérieur qui doit être adéquat (signalisation horizontale, verticale, la réalisation de trottoirs…). « Ces trois facteurs sont liés étroitement à la prévention routière », a affirmé le président de l’Association « les amis de la route », Cherif Keddam. Ce dernier a plaidé pour une prévention qui soit une priorité nationale, notamment quand on sait que le nombre de morts sur nos routes est estimé à 10 000, selon les statistiques de l’Organisation mondiale de santé (OMS). M. Keddam a indiqué qu’il est urgent de procéder à la création de comités interministériels pour la sécurité routière en Algérie, puisque, d’après lui, les commissions de wilaya installées ne peuvent pas être actives, tant qu’il n’y a pas de comités interministériels qui permettront d’établir un programme national et le dégagement d’un budget pour faire face au fléau des accidents de la route. Le président de l’association « Les Amis de la route » a indiqué que le non-suivi des panneaux de signalisation est le point noir que ce soit au niveau local ou national. « Je dirais que la prévention routière est une ligne continue à travers le suivi ». Il a cité plusieurs anomalies au niveau de la Rocade Sud, où il y a des affaissements, et des jets de pierres en pleine autoroute. « Il faut réserver des budgets pour l’entretien et le suivi des routes pour mettre fin à ces accidents qui coûtent la vie à des milliers de personnes ». Le même interlocuteur a affirmé que le retard mis dans l’application du plan de circulation de la ville de Tizi Ouzou est dû au laisser-aller des présidents des assemblées populaires communales qui ne font aucun effort pour l’installation des commissions locales de la sécurité routière. « Toutes les commissions installées au niveau des Assemblées populaires communales sont défaillantes par rapport à la sécurité routière. Il faut que les P/APC mettent en priorité la sécurité routière et ce, à travers la mise en place d’un plan d’aménagement et de sécurité de leurs concitoyens ». A propos de la mise en place du permis à points, qui n’est pas encore mis en application, le président de l’association « Les Amis de la route » a félicité cette nouvelle application qui permettra d’identifier toutes les infractions commises par les conducteurs dans le cadre d’un système de collecte de données et ce, à travers un identifiant national, a-t-il dit. n