Un point, sans doute choisi avec le plus grand soin, sur l’axe autoroutier Est-Ouest situé à la hauteur de la ville de Ain Smara, dans la wilaya de Constantine a été «le test» pour le «scanner mobile», dernière acquisition des Douanes Algériennes de la région de l’Est du pays.
L’appareil en question sert à contrôler et à inspecter toutes sortes de conteneurs et de véhicules, surtout ceux destinés au transport de différentes marchandises, et sera d’une grande utilité pour une meilleure inspection, avec un gain considérable de temps et d’argents pour les agents douaniers chargés de traquer toutes les formes de contrebande de marchandises. Cet instrument de haute technologie est le troisième de la série acquise par l’administration des douanes algériennes, direction régionale de Constantine, pour examiner, soigneusement et avec efficience, le contenu des fourgons, camions ou semi-remorques, transporteurs de marchandises, «quel que soit le volume des objets», nous a-t-on précisé.
Ces appareils, derniers nés dans la technologie de contrôle des véhicules roulants, ne remplacera pas l’arsenal déjà existant, mais viendra renforcer celui déjà existant, notamment au niveau des différents points d’inspection au niveau des différentes frontières du pays ainsi qu’à l’intérieur de la circonscription territoriale douanière. L’appareil mobile haussé sur une voiture utilise les bons vieux rayons X de Röntgen, associés à une technique de pointe pour scanner dans les moindres détails tous les objets tout en déterminant avec une exactitude numérique le contenu, en volume et en genre.
Le point d’essai cité plus haut, sur l’autoroute Est-Ouest, sera un premier jalon posé pour une généralisation de cette technologie pour tout le territoire national, positions de routes et frontières terrestres, et «certainement d’autres points qu’on ne citera pas pour que les douanes aient toujours pour eux l’effet de surprise». On nous expliquera encore que les points de contrôle en aval seront situés au niveau des ports, comme les deux prototypes présents sur les quais du port de Skikda, qui comme chacun le sait, est l’un des ports les plus importants, en matière de volume de transit et d’accueil de différentes marchandises.
Ces appareils viennent à point nommé, comme nous expliquera un officier des douanes, pour mettre un terme aux suspicions qui ont affecté les différentes directions régionales des douanes, notamment celles situées sur les ports, comme celui d’Annaba où plusieurs opérations d‘importations frauduleuses impliquant des agents des douanes, ou celui d’Oran, par où devaient passer les 701 Kg de cocaïne ramené du Brésil en même temps que de la viande fraîche.
H. B.