Après la Journée d’étude «(Re)lire l’œuvre de Rachid Mimouni», qui a eu lieu le 12 février 2019, à l’Université 8-Mai-1945 de Guelma, l’auteur de «Tombéza» est à nouveau à l’honneur à travers l’appel à contributions pour un ouvrage collectif, à paraître durant le premier semestre 2020, sur l’œuvre de l’écrivain, ouvert jusqu’au 15 avril prochain.

Une nouvelle fois, c’est Amel Maâfa, maître de conférences au département des lettres et de langue françaises de l’université 8- Mai-1945 de Guelma et coordinatrice de la Journée d’étude, qui est coresponsable de cet appel et de la publication, avec le professeur Patrick Voisin, est-il annoncé sur le site fabula.org. Intitulé «(Re)lire Rachid Mimouni : entre hier et demain», l’ouvrage en question s’articulera autour de plusieurs axes de réflexion qui se focaliseront sur une ou plusieurs œuvres : «étude thématique, étude stylistique, étude comparée, étude mettant en relation d’autres formes d’art, étude de réception, étude écopoétique, étude géocritique», indiquent les initiateurs de cet appel, qui précisent que «ces axes sont donnés à titre indicatif et non restrictif». Les résumés des propositions ne doivent pas dépasser les 500 mots et sont à adresser à : rachidmimouni24@gmail.com/ patrick-voisin@wanadoo.fr/ amel.maafa@gmail.com.
Les participants retenus devront envoyer leurs articles «d’une longueur comprise entre 5 000 et 8 000 mots». Par ailleurs, dans l’argumentaire, il est souligné que les œuvres de Rachid Mimouni «sont toujours d’actualité». Mêlant «amour du pays» et «discours de désenchantement», elles ont «traversé les décennies et répondent toujours à nos interrogations, que ce soient celles de lecteurs ou de citoyens». Dans un entretien qu’Amel Maâfa nous a accordé, l’universitaire et spécialiste de l’écrivain, a évoqué sa «contemporanéité», notamment par rapport aux thèmes qu’il développait dans ses écrits, tout en estimant que «l’œuvre de Mimouni dérangeait, titillait le politique, dénonçait la situation de l’Algérie post-indépendante. A travers son écriture, il mettait à nu toutes les tares politico-sociales présentes à une époque où il valait mieux ne pas critiquer le système (années 1970-80).
Des romans étaient censurés, ce qui a obligé l’auteur à publier en France. Et ceci rendait son roman inaccessible». n