Naftal-Bounouara, dans la commune d’Ouled Rahmoune, Constantine, a frappé fort. Ses capacités de stockage, tout juste moyennes, sont en passe de devenir un modèle aussi bien dans le quantitatif que dans le qualitatif.

D’une capacité actuelle de 63 000 m³, il arrivera à 240 000 m³. La pleine satisfaction des besoins en carburants des quelque 40 stations-services situées sur le territoire de la wilaya de Constantine ne constituera plus un problème, de même que celles des wilayas limitrophes Sétif, Mila, Tébessa, Jijel et Oum El Bouaghi. Ce projet d’une somme de 11 milliards de dinars vient donc à point nommé pour mettre fin aux carences constatées dans la distribution des différents carburants opérés par la station Naftal de Bounouara. Le projet d’importance et tant espéré dans la wilaya de Constantine, et plusieurs autres de l’Est algérien, sera réceptionné «très prochainement», selon une déclaration d’un cadre de Naftal-Bounouara. D’une importance capitale, il viendra s’ajouter à d’autres projets d’investissements dans la distribution des produits pétroliers et leurs découlés (huiles et lubrifiants, eau de refroidissement moteur, bitume, etc.) auxquels ne manque que le quitus de la tutelle pour leur matérialisation. Cette acquisition nouvelle de Naftal-Bounouara pourra peut-être servir aussi de rampe de lancement d’une politique de gestion et de distribution « plus efficiente », car la wilaya de Constantine souffre énormément d’un déficit en stations-services. La quarantaine citée est toujours bondée du fait de l’augmentation permanente du nombre de véhicules et du « rétrécissement » de celui desdites stations. Il faut savoir que sept stations ont été « sacrifiées » sur l’autel du pont géant, Salah-Bey, pour une meilleure assise du pont à haubans, même si des dépassements criants ont eu lieu avec le
« rasage » d’au-moins trois stations qui ne se trouvaient pas sur la trajectoire de l’œuvre des Brésiliens d’Andrade Guttierez. En plus, l’opération de dédommagement des gestionnaires des stations-services a tourné au psychodrame, puisque certains d’entre eux, qui étaient sur place depuis les années 50 du siècle dernier, se sont vus proposer des sommes dérisoires allant de 60 000 DA (sic) à 540 000 (re-sic). Poursuivie en justice, la direction de l’énergie traîne encore comme un boulet ce dossier de dédommagement depuis 2015. Une indiscrétion de cette même direction nous a fait la confidence que ce dossier allait connaître son épilogue avec la proposition aux ex-gérants des terrains pour des stations-services et une aide conséquente de l’Etat. Il faut savoir qu’une proposition similaire a été faite à quelques gérants en 2016, mais avait reçu un niet catégorique, « les stations n’étaient situées sur aucun axe routier névralgique » comme celles qui existaient en plein chef-lieu de wilaya. Quoi qu’il en soit, l’augmentation de la capacité de stockage de Naftal-Bounouara sera peut-être une cause positive pour que disparaissent les pressions quotidiennes sur les stations-services et la sortie du tunnel pour les ex-gérants et les dommages collatéraux qui ont accompagné la construction du pont Salah Bey. n