Deux changements majeurs pour cette édition, à savoir que le départ sera donné à partir de Ghardaïa et non d’Alger et qu’un crochet sera fait par Timimoune.

Après trois éditions parfaitement réussies, le Raid des Reines, ouvert uniquement à des équipages féminins et organisé par l’agence de voyage M’zab Tour, est bien parti pour s’incruster dans le paysage touristique de l’Algérie tant le concept choisi pour ce type de raid n’arrête pas d’attirer de plus en plus de participantes d’Algérie et d’Outre-Méditerranée. En effet, pour sa quatrième édition, qui se déroulera en six étapes, du 4 au 12 mars 2019, pas moins de 40 participantes se sont déjà inscrites pour prendre part à cette grande escapade, longue de plus de 2 000 km et qui devra les conduire de la capitale des Rostémides, Ghardaïa, joyau architectural du pourtour méditerranéen, jusqu’à son extrême sud, à Tamanrasset, capitale de l’Ahaggar, berceau des hommes bleus, fiers Touaregs descendants de Tin Hinan. Les 40 participantes, dont 20 Françaises, 1 Franco-brésilienne, 1 Franco-marocaine, 1 Franco-tunisienne, et le reste étant constitué d’Algériennes résidant sur les deux rives de la Méditerranée, seront au départ de cette odyssée terrestre de près de 2 000 km qui s’ébranlera de Ghardaïa le lundi
4 mars 2019. Selon le programme qui nous a été remis par l’organisateur, le périple vers Tamanrasset sur près de 2 200 km, se déroulera en 6 étapes et atteindra son point d’orgue, le 9 mars dans la capitale des hommes bleus, Tamanrasset, après avoir fêté le 8 Mars, Journée internationale de la femme, en plein désert dans le campement de Moulay Lahcène. Il faut préciser que pour cette édition, l’organisateur a procédé à deux changements majeurs, à savoir que le départ vers le Grand-Sud sera donné à partir de Ghardaïa et que la longue procession des Raideuses, effectuera un crochet par l’envoûtante Timimoune. En effet, les « Raideuses » arriveront et se regrouperont le samedi 2 mars à l’aéroport Houari-Boumediène d’Alger pour un voyage par avion sur Ghardaïa, où elles seront hébergées dans une merveilleuse maison d’hôte traditionnelle, appartenant à l’organisateur de ce raid, en l’occurrence Toufik Boughali, propriétaire de l’agence de voyages M’zab Tours, située dans les profondeurs de la luxuriante palmeraie de Béni Izguène. Ksar mondialement connu pour son architecture à nulle autre pareille et qui a inspiré de grands et célèbres architectes tels que Fernand Pouillon et André Ravereau, où le groupe passera la nuit après un copieux repas et une animation assurée par des troupes folkloriques locales. Le lendemain, dimanche 3 mars, quartier libre pour une visite dans la matinée de la ville de Ghardaïa, son souk, sa vieille place du marché et ses échoppes de produits artisanaux. L’après-midi, direction le mausolée de Sidi Brahim dans la ville millénaire d’El Atteuf, premier k’sar de la pentapole du M’zab à avoir été édifié par les Ibadites en s’installant dans cette vallée, avant de revenir vers Béni Izguène pour une longue flânerie dans ses dédales. C’est du haut de la tour de guet, qui domine toute la vallée du Mzab, que le groupe aura le bonheur de contempler la majestueuse architecture pyramidale avant de redescendre visiter la vielle place du marché et ses célèbres vendeurs à la criée. Lundi 4 mars, Jour « J », Grand départ plein sud lors duquel s’ébranlera la longue procession pour sa première étape, entre Ghardaïa et El Goléa, 270 km de bitume, avec passages par les verdoyantes oasis de Mansoura et Hassi Lefhel, avant d’attaquer le grand Erg Occidental et les grandes dunes de sable dorée et de poser, pour la nuit, ses valises à l’hôtel El Boustane, chef-d’œuvre architectural de Fernand Pouillon. Avant cela, s’impose une visite au vieux k’sar, constitué du palais de la princesse M’barka Bent El Khass, qui surplombe de plus de 70 mètres l’oasis d’El Menéa, puis un crochet au tombeau du Père Charles de Foucauld, à proximité immédiate de l’église Saint-Joseph, très bien entretenue à ce jour. C’est le musée d’archéologie, fondé en 1958, encadré et dirigé pendant 70 ans par le Père René Le Clerc, décédé le 2 janvier 2010, abritant de véritables trésors préhistoriques, archéologiques et surtout paléontologique , au sein duquel plus de 4 000 pièces de valeurs, de fossiles géologiques et paléontologiques ont été inventoriées, clôturera la visite à El Menéa. Le mardi 5 mars, les Raideuses « avaleront » 360 km d’asphalte entre El Menéa et Timimoune, la ville ocre rouge où elles passeront la nuit sur un monticule qui domine la grande sebkha salée, plus exactement dans le camping bien nommé «Mer de sable.» elles auront à découvrir les merveilleux ksour, notamment N’gueddem à 140 km avant Timimoune, l’Oasis Rouge, Igli et ses foggara qui ont traversées des siècles, et Ighzer, un ksar parfaitement préservé, les chants millénaires d’Ahellil les accompagneront dans leur sommeil. Le 6 mars, départ vers Reggane, en passant par Adrar et Zaouiet Kounta, sur une distance de 340 km.
La caravane dînera et passera la nuit à Zaouia Reggania sous le charme des chants folkloriques. Le 7 mars détour vers In Salah, pour revenir sur le bitume de la longue route nationale N1, sur 453 km, où le groupe passera la nuit à l’hôtel Tidikelt après un copieux dîner et une soirée animée par le groupe traditionnel Tikoubaouine. Le 8 mars, c’est encore 400 km à avaler entre In Salah et Moulay Lahcène avec une halte au fin fond des merveilleuses gorges d’Arak et son oued éponyme où un pique-nique sera organisé et où le groupe de femmes fêtera sa journée internationale. A Moulay Lahcène, le groupe rencontrera les autochtones, visitera la zaouïa et passera la nuit sous une constellation d’étoiles scintillantes dans un bivouac après un bon dîner traditionnel autour d’un feu de camp. L’épilogue de cette longue randonnée sera pour le 9 mars avec l’arrivée des 40 Raideuses, après une dernière étape de 2 070 km, dans la capitale de l’Ahaggar, capitale des Touareg algériens, où elles seront accueillies par les autorités locales. Elles seront hébergées dans un sympathique caravansérail où elles passeront la nuit alors que les véhicules seront acheminés par camions porte-chars vers Ghardaïa. C’est la fin du raid, mais pas la fin de la découverte du magnifique désert algérien. En effet, le 9 mars, le groupe complet sera embarqué dans des 4X4 qui s’engouffreront dans le merveilleux et majestueux massif du Hoggar, puis escaladera l’Assekrem qui domine l’Atakor et l’Ermitage du Père de Foucauld. Petite halte à la guelta d’Afilal (bassin d’eau) avant d’arriver au sommet et son célèbre refuge, puis montée vers le plateau à 2 706 mètres d’altitude où le groupe veillera pour admirer le soleil couchant et passer la nuit au refuge. Samedi 10 mars, levée très tôt le matin et remontée vers le plateau de l’Assekrem pour admirer le sublime lever du soleil, véritable merveille, considéré par les historiens comme le plus beau lever de soleil au monde. Redescente vers la ville de Tamanrasset avec la visite du Musée de la ville, de la Chapelle du Père de Foucauld, du quartier des forgerons, puis retour au caravansérail pour une dernière nuitée avant de regagner Alger le dimanche 12 mars, au petit matin, à 03h25 minutes par avion de la compagnie Air Algérie.
Plusieurs chaînes de télévision sont annoncées pour assurer la couverture médiatique ainsi que des chaînes radio et la presse écrite qui sera présente en masse, selon l’organisateur M’zab tours. Pour ce qui est de l’intendance et ce en sus d’un médecin qui assure la couverture sanitaire du raid, pas moins de 10 véhicules pour l’encadrement, 4 véhicules pour la presse qui en assure la couverture médiatique, 1 camion Catéring, 1 camion-citerne d’eau de 5 000 litres, 2 groupes électrogènes, 1 camion sanitaire (toilettes), un équipement complet pour le bivouac, 1 véhicule atelier mécanique avec mécanicien et une ambulance avec équipe médicale accompagnent nos charmantes concurrentes.
C’est dire que pour assurer une réussite parfaite le paquet est mis par Toufik Boughali. En conclusion, Toufik Boughali, l’organisateur et propriétaire de l’agence M’zab Tours, insiste à dire que «le Raid des Reines n’est pas une course, c’est une sorte de parade avec des équipages uniquement féminins. Il n’y a pas de chrono, ni de classement. C’est en fait un circuit touristique. » n