Le Salon international de l’agro-alimentaire, Djazagro 2019, qui a duré quatre jours, a fermé ses portes jeudi. L’édition de cette année sera marquée par l’intérêt accru des grands opérateurs internationaux pour le marché algérien, en pleine croissance, notamment en matière de besoins en équipements et en expertise.

En amont pour ce qui concerne la production comme en aval en ce qui concerne l’emballage en PET, comme en carton, une sous-filière qui d’ailleurs a fait l’objet d’un passionnant débat entre professionnels durant l’après-midi de mercredi à la salle des conférences Ali-Maachi de la Safex. Cette édition restera caractérisée également par l’ambition qu’ont manifesté les opérateurs algériens, présents en force avec une hausse de 30%, cette année par rapport à 2017, pour les marchés extérieurs, notamment en Afrique et en Europe où les marchés dits ethniques ou exotiques sont considérés comme de réels opportunités pour la production algérienne et pas seulement pour les dattes, la figue et l’huile d’olive.
Pour gagner une place dans les marchés extérieurs, de véritables efforts sont consentis en matière de qualité – le bio étant un atout maître pour les produits algériens – d’emballage et de compétitivité.
Au dernier jour du salon, pendant sa visite des stands, le ministre du Commerce a indiqué à ce sujet que le produit «made in Algeria» répond aujourd’hui aux normes imposées par les marchés extérieurs qu’il s’agit de conquérir désormais. M. Saïd Djellab a fait savoir, à ce propos, que son département a initié des mesures d’aide et d’appui aux opérateurs nationaux à l’export, notamment en ce qui concerne leur participation aux foires et salons spécialisés. Ces opérateurs bénéficieront, selon M. Djellab, d’un surcroît de soutien pour exporter le produit local en grandes quantités vers les marchés étrangers.
Le ministre du Commerce fait savoir dans ce sens que «plusieurs contrats d’exportation ont été conclus avec plusieurs pays, à l’image de la Mauritanie, l’Allemagne, le Gabon et les Emirats arabes unis», mettant en avant la poursuite des efforts pour faire de 2019 « l’année des exportations ». M. Djellab a souligné, par ailleurs, que les mesures prises pour la réduction de la facture d’importation avaient porté leurs fruits, mettant en exergue la dynamique économique que vit le pays dans toutes les filières de production afin de couvrir la demande intérieure et exporter l’excédent vers des pays africains, européens, voir même asiatiques. Il a indiqué que l’Algérie compte aujourd’hui un bon nombre d’entreprises innovantes dans différents domaines, estimant que cela donne un puissant élan au développement du produit local et renforce sa compétitivité dans les marchés extérieurs.
Le ministre a affirmé que son département s’attelait à asseoir une véritable culture d’exportation à travers la mise en place de « mécanismes stimulants » qui devront donner leurs fruits dans les « trois prochaines années ». En ce qui concerne le commerce transfrontalier, M. Djellab a fait état d’une manifestation, l’Assihar, à partir du 10 mars prochain à Tamanrasset, en présence d’opérateurs maliens et nigériens.<