La Maison de la culture de Relizane a abrité en fin de semaine une journée de sensibilisation sur le registre du commerce électronique, organisée par l’agence locale de Relizane du Centre national du registre de commerce –(CNRC). Des cadres du secteur du Commerce, la directrice locale du CNRC de Relizane, les représentants de la douane, les élus et les cadres de la CCIO ont pris part à cette journée de vulgarisation, comme l’a souligné la directrice du CNRC, précisant que cette rencontre vise à mieux expliciter les dispositions de la loi 18-05 du 10 mai 2018, relative au commerce électronique et dont la mise en vigueur est entrée dernièrement. Le commerce électronique désigne l’activité par laquelle un e-fournisseur propose ou assure à un e-consommateur à distance et par voie de communications électroniques la fourniture de biens et de services, apprend-on. Dans ce registre, la direction de CNRC de Relizane est donc tenue d’élaborer un fichier national des e-fournisseurs après leur inscription au registre de commerce. Il définit les informations qui doivent accompagner l’offre commerciale électronique (identification fiscale, adresse, numéro de téléphone, numéro du registre du commerce, la garantie commerciale…). Ainsi et pour se conformer aux nouvelles dispositions, les commerçants et les artisans doivent être inscrits au registre du commerce. Le commerçant doit également inscrire le nom du domaine au Centre de recherches sur l’information scientifique et technique (CERIST) à Alger et aura par la suite un nom et un compte électronique. Une attestation de compte lui est délivrée et sera déposée par la suite au CNRC de la wilaya où il exerce cette activité. Une fois la procédure réglementaire adoptée, le commerçant pourra exercer son activité via son compte électronique. Dans ce registre et pour mieux vulgariser ce dispositif, une vaste campagne de sensibilisation est lancée à travers toutes les antennes du CNRC de Relizane afin d’inciter les opérateurs à se conformer aux nouvelles dispositions. Le non-respect de ces mesures peut entraîner des sanctions, soit des amendes allant de 200 000 à un million de dinars et le juge peut parfois ordonner la fermeture du site ou du compte d’une période allant de 1 mois à 6 mois. Par ailleurs, certaines activités sont interdites à l’exemple des jeux de hasard, paris et loteries, les boissons alcoolisées et le tabac, les produits pharmaceutiques, les produits portant atteinte aux droits de propriété intellectuelle, industrielle ou commerciale, tout bien ou service prohibé par la législation en vigueur ainsi que tout bien ou service soumis à l’établissement d’un acte authentique.