Le Tribunal criminel près de la Cour de Sidi Bel Abbès a condamné deux frères, âgés de 21 et 25 ans, à 6 ans de réclusion pour viol, détournement de deux mineures âgées de moins de 18 ans, viol et incitation à la débauche et a condamné la chanteuse Cheba Hayet d’Oued Souf, accusée quant à elle d’incitation à la débauche de mineures de moins de 18 ans, à 6 mois de prison avec sursis et a acquitté 5 autres. A la date du 4 mars 2018, les parents des deux mineures, âgées de  17 ans et 16 ans, ont déposé plainte auprès des services de la police de Sidi Bel Abbès, les appuyant par des certificats de médecins légistes qui attestent que les deux mineures ont perdu leur virginité, mais sans violence. Sur la base des plaintes, les éléments de la police ont interrogé les deux victimes qui ont dénoncé leurs violeurs les deux frères qu’elles avaient connus via Facebook. Le listing des messages a révélé que les deux adolescentes ont décidé de voler, l’une 20 millions de centimes, et l’autre les bijoux de sa mère, et quitter leur domicile et ont insisté pour les rencontrer.
Le jour J, l’une d’elle appelle un ami de Facebook pour aller chercher son amie et les conduire au centre-ville, où elles ont rencontré l’un des frères accusés. Ce dernier emmène sa copine dans l’appartement de son ami et la deuxième accompagne son frère cadet, pour passer la nuit dans un garage.
Ils passèrent une nuit arrosée et abusèrent des deux filles, puis le lendemain prennent la route vers Oued Souf, où ils ont rencontré Cheba Hayet, l’amie de l’un des frères. Cette dernière les héberge pendant trois jours, puis ils retournent à Sidi Bel Abbès, où ils ont loué un appartement. Ils y passent dix jours avant de décider de rentrer chez eux, après avoir épuisé l’argent. Devant la Cour, les deux frères ont avoué avoir abusé des deux filles mais avec leur consentement. Pour les autres accusés, ils diront ignorer que les deux victimes étaient des mineures et qu’ils n’avaient aucun lien avec le viol ni le détournement des deux adolescentes. Les parents des deux victimes ont exigé des violeurs d’épouser leurs filles.
N. B.