Par wafia sifouane
Intervenant hier dans un meeting à Skikda, le secrétaire général du Front des forces socialistes (FFS), Mohamed Hadji Djilani, a salué le caractère pacifique du mouvement de protestation des citoyens, réitérant son soutien indéfectible pour le peuple qui aspire à «imposer une alternative démocratique et sociale à un système antidémocratique et antisocial et pour faire sortir le pays de la crise qu’il traverse ». «Les Algériens et les Algériennes ont décidé de ne pas subir l’impasse politique, la catastrophe économique, l’asphyxie sociale, le gaspillage financier, la dilapidation des richesses nationales. La rue a dit son mot, ‘Non au système’, ‘Oui pour une deuxième République’ », a-t-il ajouté. Dans ce sillage, le parti n’a pas manqué de rappeler qu’«il a été le premier à avoir appelé à la mobilisation pacifique» des Algériens. «Nous n’avons pas cessé d’appeler les Algériens à s’organiser et à se mobiliser pour reconquérir les espaces d’une manière pacifique et construire un rapport de forces pour imposer une alternative démocratique et sociale à ce système antidémocratique et antisocial. Nous avons appelé toutes les franges de la société le 1er mai dernier, pour la défense des droits politiques, économiques et sociaux. Nous avons appelé les jeunes à intégrer les forces politiques démocratiques d’opposition et les mouvements sociaux autonomes. A travers le Manifeste contre les exclusions sociales, nous avons imputé au pouvoir la responsabilité du désespoir qui envahit les Algériens et les Algériennes», a-t-il déclaré. Le chef du parti a aussi affirmé être convaincu que «le peuple algérien exercera sa souveraineté et son autodétermination grâce au consensus national et populaire qui se construit sur le terrain pour une Algérie libre et démocratique », indiquant que la place du FFS est auprès de la population. Dans ce contexte historique, le FFS a choisi son camp avec la société, aux côtés de la population. Dans ce contexte, Hadji Djilani a appelé au« maintien de la dynamique populaire mais aussi à la vigilance» pour «que les projets ne soient pas détournés de leur véritable sens». Il a conclu son discours en appelant le gouvernement à respecter la volonté du peuple en allant vers « l’élection d’une assemblée constituante souveraine et la construction d’un consensus national pour un Etat de droit, démocratique et social».