Un avenant au contrat d’approvisionnement en pétrole brut saoudien (Arabian light) de la raffinerie d’Augusta a été signé à Londres entre Saudi petroleum overseas limited (SPOL) relevant du groupe saoudien Aramco et Sonatrach raffineria Italiana, a appris hier l’APS auprès du groupe Sonatrach.
Ce document a été signé à l’occasion d’une réunion tenue le 26 février dernier entre les deux groupes Sonatrach et Aramco au siège de SPOL, en marge du salon «International Petroleum Week ».
La cérémonie de signature a été rehaussée par la présence du P-dg de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour et celui de Aramco, Amine Nacer. Lors de cette réunion, les deux parties ont également évoqué les différentes opportunités de coopération dont l’approvisionnement de la raffinerie de S-Oil (Corée) en Saharan Blend (le brut algérien).
En outre, les responsables des deux groupes ont discuté des possibilités de coopération dans la commercialisation du gaz, de pétrole liquéfié (GPL), ainsi que le développement des projets dans la pétrochimie.
Pour rappel, la raffinerie Augusta (Sicile) a été acquise par le groupe Sonatrach en 2018 à la faveur d’un accord conclu avec ESSO Italiana (ex. filiale du groupe américain ExxonMobil).
Cette transaction inclut également les trois terminaux pétroliers de Palerme, Naples et Augusta, ainsi que des participations dans des pipelines reliant la raffinerie aux différents terminaux.
Grâce à cette filiale italienne de raffinage de Sonatrach, dénommée «Sonatrach Raffineria Italiana Srl», le système de raffinage de Sonatrach est, désormais, renforcé d’une capacité supplémentaire de 10 millions de tonnes/an. Cette capacité de raffinage place cette raffinerie deuxième parmi les positions de Sonatrach en matière de capacités après la raffinerie de Skikda (16 millions de tonnes /an).
Cette même acquisition permettra à Sonatrach de combler son déficit local en gas oil et en essence et de vendre sur les marchés internationaux les produits excédentaires.
La raffinerie d’Augusta permettra de couvrir les déficits algériens en essences et en gas oil, et ce, même dans l’hypothèse d’un décalage de 2 années dans la mise en service des nouveaux projets de reforming de naphta, du projet d’hydrocrackage de fuel à Skikda et de la nouvelle raffinerie de
Hassi Messaoud.