Des mesures ont été prises par les autorités françaises afin de faciliter aux Algériens inscrits en candidats libres de passer les épreuves du bac français, a indiqué le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
« Des mesures ont d’ores et déjà été prises afin de faciliter (aux Algériens) la passation des épreuves du baccalauréat des candidats inscrits en candidats libres », a répondu le Quai d’Orsay à une question écrite du député M’jid El Guerrab (Libertés et Territoires – Français établis hors de France) à l’Assemblée nationale française, dont la réponse a été publiée mardi au Journal Officiel et reprise par l’APS.
Le député a attiré l’attention du ministère sur la possibilité, pour les lycéens algériens, de passer en candidats libres les épreuves du baccalauréat français au niveau du lycée français Alexandre Dumas (LIAD) d’Alger, rappelant qu’il a été confronté à un accroissement « important » de candidats libres souhaitant passer les épreuves du baccalauréat.
Le ministère a indiqué que le nombre d’inscrits à la session 2018 du baccalauréat général s’établit à 710 candidats (épreuves terminales) en Algérie parmi lesquels 180 candidats scolaires et 530 candidats libres, soit une augmentation pour ces derniers de 13 % par rapport à la session 2017.
« Cette situation a conduit à réfléchir à de nouveaux modes de fonctionnement dans le cadre du plan pour l’enseignement français en Algérie, mais également à une échelle régionale », a expliqué le ministère qui a relevé une « très forte » augmentation des inscriptions.
« C’est ainsi que 772 candidats libres se sont inscrits aux épreuves anticipées de la session du baccalauréat 2019 (épreuves se déroulant en 2018) soit une augmentation de 40 % par rapport à 2017, a-t-il précisé. Selon les chiffres avancés par le député, en 2016, 460 candidats algériens
ont pu passer les épreuves du baccalauréat français, ajoutant qu’en 2017, la situation a été « particulièrement compliquée » car 800 candidats algériens n’ont pas été en mesure de passer les épreuves en candidats libres, « faute de place dans les locaux et faute de personnel surveillant suffisant ».