De passage, hier, sur les ondes de la Radio nationale, l’inspecteur général du ministère de l’Education nationale, Nedjadi Messeguem, a affirmé que neuf mille places sont à pourvoir pour les postes de professeur principal et professeur formateur, lors de la 2e session du concours de recrutement prévu le 16 mars. Environ 43 000 enseignants de l’Education nationale n’ayant pas été admis l’examen organisé en 2018, s’apprêtent à concourir à nouveau, le 16 mars, pour prétendre accéder aux grades de professeur principal ou de professeur formateur. Plus explicite, Nedjadi Messeguem, a expliqué, lors de son passage à la Chaîne III, que les «9 000 lauréats qui auront été retenus bénéficieront d’une formation spécialisée en matière de suivi des élèves scolarisés». Il a annoncé également que le Plan stratégique de formation, destiné à asseoir une école de qualité, avait déjà permis de former plus de 2 000 inspecteurs disposant de compétences avérées en matière d’organisation des cycles scolaires, de médiation et de pilotage des établissements d’enseignement.
Pour réduire les déperditions scolaires, Messeguem a indiqué, d’autre part, que l’ensemble des élèves en difficulté seront désormais assistés par le biais d’examens de rattrapage s’appuyant sur un programme de «guidance scolaire». Concernant le calendrier des examens actuellement en cours, celui-ci assure qu’il se déroule dans de bonnes conditions, grâce à un suivi permanent assuré par tous les inspecteurs de l’éducation. A propos des examens de fin d’année, il déclare que leur préparation se déroule dans les meilleures conditions possibles, ajoutant que des commissions sont, actuellement, à pied d’œuvre pour élaborer les sujets qui seront soumis aux élèves.
Sur un autre plan, l’inspecteur général du ministère s’inscrit en faux concernant les allégations de dopage des résultats par l’Onec, expliquant que les commissions en charge d’élaborer les sujets avaient «un protocole très serré» et ne recevaient aucune directive «pour tempérer les sujets». Argumentant son propos, il a mis en avant le fait que «sur les 3 dernières années, les indicateurs sont stabilisés», précisant que «79 à 81% des élèves du primaire ont obtenu leurs moyennes, de même pour 70 à 75 % des collégiens et pour quelque 53 % des postulants au baccalauréat.
Des taux très significatifs prédisant  les résultats avec une majoration de 5 à 10 %», a-t-il conclu.

Appeler au «calme»
Interpelé sur la récente grève observée à l’appel des syndicats du secteur, il a assuré du «contact permanent» entre ces derniers et la tutelle, lequel a abouti à la résolution de «certains problèmes». Relevant que «pour la première fois, les syndicats sont unanimes pour discuter de pédagogie». Il a annoncé, à cette occasion, la tenue prochaine d’une journée d’étude afin de «les informer de la stratégie du ministère visant à améliorer la qualité de l’enseignement».
Par ailleurs, M. Messeguem a soutenu que le système éducatif est «épargné par les courants idéologiques qui avaient pignon sur rue dans les établissements», faisant état d’une «mobilisation» des inspecteurs dans ce sens. «L’école n’est pas politisée, les programmes élaborés en 2016 ont été allégés et élagués de tout ce qui peut nuire aux élèves», a-t-il souligné dans ce sens, relevant que «les constantes nationales sont la ligne rouge» à ne pas franchir.