Le tour d’Algérie des rencontres professionnelles de la Chambre de commerce et d’industrie algéro-française (Cciaf) se poursuivait hier et aujourd’hui à Oran. Cette fois, le thème retenu par les responsables de la Chambre concerne l’industrie pétrolière et gazière, un secteur abordé de manière fort opportune, sachant qu’il connaîtra d’ici à l’été prochain une nouvelle loi. Ce texte, annoncé par le ministre de l’Energie Mustapha Guitouni, il y a quelques semaines, sera orienté selon lui vers l’encouragement de l’investissement en amont comme en aval avec des perspectives plus affirmées en ce qui concerne les services, une sous-filière bien représentée par les chefs d’entreprise membres de la Cciaf. De «grandes opportunités» de croissance s’offrent au bilatéral algéro-français, a d’ailleurs déclaré le numéro 2 de la Chambre aux yeux de qui le partenariat entre les parties algérienne et française devrait connaître une nouvelle dynamique dans le « Oil and Gaz » ainsi que dans différents domaines d’affaires et d’investissement.
Michel Bisac, qui s’est adressé à la presse en marge de l’ouverture des rencontres professionnelles, a indiqué que les opérateurs algériens et français disposent de fortes et sérieuses chances d’affaires et de partenariat à moyen et long termes dans plusieurs domaines d’activités industrielles. « L’Algérie est un pays qui s’est lancé dans la production et qui s’ouvre sur le partenariat», a souligné le président de la Cciaf, rappelant que le processus en cours de diversification de l’outil industriel et économique, – un processus qui prend appui des hydrocarbures – est à encourager par un intérêt accru aux opportunités qu’offre le marché algérien à ceux qui veulent y faire du business. M. Bisac estime que le climat des affaires est sans cesse en amélioration avec des effets positifs sur les domaines de la pétrochimie, de l’agroalimentaire et de l’industrie automobile. «Pour la pétrochimie, et dans le cadre du plan stratégique de développement du groupe pétrolier Sonatrach, d’énormes opportunités de partenariat sont assurées. Nous nous sommes engagés à les mettre en valeur par l’intensification des activités de communication et de la mise en relation entre les opérateurs des deux pays », a affirmé M. Bisac. «Cette dynamique, a-t-il ajouté, va permettre le développement d’un important tissu de sous-traitance autour de l’industrie pétrochimique en Algérie au même titre que l’industrie automobile ».
Quelque 200 entreprises algériennes et plus d’une trentaine françaises participent aux rencontres sur l’industrie pétrolière et gazière. Les ateliers techniques ainsi que les discussions d’affaires en BtoB ont lieu au Centre des conventions Mohamed-Benahmed, jouxtant le Méridien d’Oran. Parmi ces entreprises, des filiales de Sonatrach et de Total.n