Ils sont vingt prétendants à la candidature à l’élection présidentielle du 18 avril à avoir déposé leur dossier dans les délais. Parmi eux, le président de la République en exercice et postulant à un cinquième mandat, Abdelaziz Bouteflika, dont le dossier a été déposé par son directeur de campagne Abdelghani Zaâlane.
Chez l’opposition, c’est visiblement le président du Front El Moustakbel, Abdelaziz Belaïd – même si pour l’heure ce dernier n’a pas écarté la possibilité de se retirer de la course dans le cas où la candidature du chef de l’Etat est maintenue – qui se voit prendre le rôle de chef de file après la défection, au dernier jour, du président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) Abderrezak Mokri, considéré comme la «grosse pointure» de ce camp et qui avait annoncé sa participation au scrutin plusieurs jours auparavant. Pour rappel, M. Belaïd s’était déjà distingué lors d’une précédente joute présidentielle en terminant au troisième rang. La liste des prétendants pour la candidature à la présidentielle compte un autre nom ayant, lui aussi, pris part précédemment à ce type d’élection, en l’occurrence Ali Fawzi Rebaine, du parti Ahd 54.
D’autres chefs de formation politique ont également déposé leur dossier auprès du CC, à savoir les présidents du Mouvement El Infitah, Omar Bouacha, du Rassemblement algérien (RA), du Parti de la victoire nationale (PVN), Adoul Mahfoudh, du mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, du Front des jeunes démocrates pour la citoyenneté (Fjdc), Ahmed Gouraya, et le secrétaire général du Front de la bonne gouvernance (FBG), Aïssa Belhadi. Sur la liste des indépendants, le candidat le plus en vue ayant effectué cette démarche est sans doute le général-major à la retraite Ali Ghediri.
De nombreux autres postulants à la candidature, ayant retiré les formulaires, n’ont pas été jusqu’au bout de leur démarche et n’ont donc pas déposé de dossier, alors que l’indépendant Rachid Nekkaz s’est, de nouveau, distingué par une nouvelle sortie qui a surpris plus d’un, confirmant la nature énigmatique de la personnalité du Franco-Algérien. Ce dernier ne s’est pas empêché de pousser encore un peu plus la provocation à l’égard du «pouvoir» en cédant sa candidature à son cousin qui porte le même nom.
Ce n’est pas Rachid Nekkaz, l’homme d’affaires, résidant en France, qui a déposé dimanche sa candidature auprès du Conseil constitutionnel, mais c’est un autre Rachid Nekkaz, mécanicien de profession et résidant à Chlef, qui a déclaré sa candidature à la présidence de la République.
Le Conseil constitutionnel est appelé à statuer sur la validité de toutes ces candidatures par décision, dans un délai de 10 jours francs, à compter de la date de dépôt du dossier, conformément à la loi organique
n° 16-10 portant régime électoral.
Cette loi souligne que le retrait du candidat n’est ni accepté ni pris en compte après la validation des candidatures par le Conseil constitutionnel, sauf en cas d’empêchement grave légalement constaté par le Conseil constitutionnel ou en cas de décès de l’intéressé.<