L’économie nationale a enregistré la concrétisation de 55 000 projets d’investissement, entre 2002 et 2018, a indiqué, lundi à Msila, le ministre de l’Industrie et des Mines, M. Youcef Yousfi.
Ces projets ont coûté 7 000 milliards de dinars, a-t-il ajouté, précisant que 9 000 d’entre eux sont des projets industriels, dont le coût est estimé à 4 600 milliards dinars. Le ministre a mis ces chiffres sur le compte du «développement croissant de l’industrie algérienne».
Parmi les filières inscrites dans cette tendance croissante, il citera la sidérurgie, dont les prévisions de production, en 2019, sont de
6 millions de tonnes et qui devraient atteindre 16 millions de tonnes à l’horizon 2030, alors que les besoins de l’Algérie en produits sidérurgiques oscillent entre 8 et 9 millions de tonnes par an.
La filière textile a également connu «une grande évolution», a indiqué M. Yousfi, précisant que cette avancée est due notamment à la réalisation du complexe des textiles de Relizane, qui compte 10 usines d’une importante capacité de production permettant, en plus de satisfaire la demande locale, l’exportation «ultérieurement» de 60% de sa production. Rappelant que le complexe emploie actuellement 10 000 travailleurs, il dira que ce nombre augmentera pour atteindre 25 000 «au fur et à mesure de la mise en service de toutes les unités de ces usines».Le ministre a rappelé les dernières décisions du gouvernement relatives à l’investissement dans plusieurs wilayas de l’Est afin d’augmenter la production de phosphate de 2,5 tonnes par an, actuellement, à environ 12 millions de tonnes, à travers le complexe de transformation du phosphate de Tébessa et ses annexes, implantés à Souk Ahras pour la productions des engrais, et Skikda pour la transformation de l’ammoniac, ainsi que le projet de modernisation de la voie ferrée entre Bir El Ater (Tébessa) et Annaba, en plus de l’extension du port d’Annaba dans le cadre du mégaprojet du complexe de phosphate. Ces projets, qui nécessitent des investissements allant de 1 300 à 1 500 milliards de dinars, seront réalisés «dans les meilleurs délais», a affirmé le ministre de l’Industrie et des Mines. Selon Youcef Yousfi, l’Algérie peut devenir «un pays industriel», elle compte
1 500 entreprises industrielles employant chacune au minimum
50 travailleurs. Pour ce faire, il faudra exploiter à leur juste valeur les moyens dont dispose le pays et développer les différents secteurs dont l’agriculture et le tourisme, en mesure, a-t-il dit, «d’appuyer l’élan industriel que connaît le pays pour rompre progressivement avec
la dépendance aux hydrocarbures». M. Yousfi a également évoqué la suspension par son département de l’investissement dans les minoteries depuis 2007. En réponse aux préoccupations des opérateurs économiques de la wilaya de Mila, il a expliqué que les minoteries existantes «couvrent largement les besoins du pays en la matière».n