Les formations de l’opposition, réunies autour de l’initiative du Front pour la justice et le développement (FJD), tentent de maintenir la flamme en élargissant leur concertation à d’autres partis politiques.
C’est ce qu’a indiqué, hier, le président du FJD, Abdallah Djaballah, contacté par nos soins. «Nous continuerons à organiser des rencontres tout en élargissant l’action pour défendre les manifestations populaires.»
Le leader islamiste nous a révélé, dans ce sens, qu’une commission «a été installée à l’issue de notre dernière rencontre (lundi) pour prendre contact avec d’autres partis, tels le FFS et le RCD». Interrogé s’il y aurait une coordination avec ces deux partis de la mouvance démocratique, qui ont rejeté carrément le processus électoral en cours, le chef du FJD a estimé qu’il était «prématuré» de se prononcer sur ce à quoi pourrait aboutir la concertation. Sur la dernière réunion du conglomérat des partis, au siège du FJD, au moment où l’initiative d’une candidature unique de l’opposition n’avait plus de raison d’être, le même intervenant se réfère au communiqué rendu public. «Suite à la dernière réunion nous avons diffusé un communiqué qui ne reconnaît ni cette intention de briguer un nouveau mandat ni d’ailleurs la dernière lettre du candidat Bouteflika», a-t-il dit, ajoutant avoir fait appel à tous ceux qui pourraient contribuer à concrétiser «les revendications du peuple, d’autant plus que la Constitution est claire quand elle stipule que le peuple est souverain et les pouvoirs sont là pour le servir». A la question de savoir si l’opposition n’est pas dépassée par ces marches pacifiques organisées un peu partout à travers le territoire national, M. Djaballah défend l’apport des formations politiques sur le terrain. «L’opposition était claire là-dessus. Elle ne s’est pas attribuée l’origine de ces manifestations qu’elle soutient par ailleurs», dira-t-il. Pour lui, ces manifestations «sont plus grandes que tous les partis politiques réunis, le peuple entier est sorti dans la rue pour une seule revendication».
Djaballah qualifie cette mobilisation de «consensus populaire autour de cette question» et «l’opposition est une partie de ce peuple et elle le soutient».<