La coalition formée au lendemain des dernières communales, l’APC de Bendaoud, à l’extrême sud-ouest de la wilaya, a fini par voler en éclats. Les membres n’ont eu de cesse de se jeter à la face des accusations quant à la mauvaise gestion de l’APC et la prise de décisions unilatérales ou purement pour des considérations partisanes. La situation prévaut depuis une année, sous la gestion intérimaire du chef de la daïra de Mansoura. Ce qui a nettement impacté sur la population locale, déjà touchée de plein fouet par le chômage et l’absence de perspectives. Récemment, le wali a réuni autour de la même table, les quinze membres de l’Assemblée en présence du chef de daïra pour discuter sur une sortie de crise. Et au bout de la réunion, où les moindres détails liés au statu quo ont été évoqués, le premier responsable a fini par convaincre les élus du peuple, issus de différentes obédiences, de surpasser les divergences partisanes et de travailler main dans la main pour être à l’écoute et au service des administrés de cette localité isolée. La situation de la commune d’El Mehir, non loin de là, n’est pas plus brillante, puisqu’elle traverse la même difficulté de divergence dans la prise de décisions quant à la consommation des crédits liés au lancement de plusieurs projets qui restent prisonniers des tiroirs, alors que le chômage touche fortement la population active. Par ailleurs, la commune limitrophe de Harraza, dans la même daïra, vient de bénéficier de 500 hectares de poches de terre, relevant du secteur des forêts, qui seront distribués à 200 jeunes demandeurs d’emploi. Quatre mille autres hectares ont été mis en valeur et seront attribués à des jeunes des régions montagneuses, désireux de monter un projet agricole ou d’élevage, suivant des conventions signées par les directions de l’emploi et de la formation professionnelle.