Le président du Conseil européen Donald Tusk a dénoncé mardi les forces extérieures «anti-européennes» qui cherchent à influencer le résultat des élections, à trois mois du renouvellement du Parlement de Strasbourg. «Il y a des forces extérieures anti-européennes, qui cherchent – ouvertement ou secrètement – à influencer les choix démocratiques des Européens, comme cela a été le cas avec le Brexit et un certain nombre de campagnes électorales en Europe. Et cela pourrait être de nouveau le cas avec les élections européennes en mai», a déclaré Donald Tusk, lors d’une conférence de presse à Bruxelles. «C’est la raison pour laquelle j’appelle tous ceux qui ont le souci de l’Europe à coopérer étroitement pendant et après les élections européennes. Ne permettez pas aux partis politiques qui sont financés par des forces extérieures, hostiles à l’Europe, de décider des priorités de l’UE, et du nouveau leadership des institutions européennes», a lancé M. Tusk, Il réagissait à la tribune publiée mardi dans des médias européens par le président français Emmanuel Macron. Citant une phrase du président français dans sa tribune – «Notre liberté première est la liberté démocratique, celle de choisir nos gouvernants là où, à chaque scrutin, des puissances étrangères cherchent à peser sur nos votes»- M. Tusk a ajouté qu’il «soutenait totalement sa façon de penser». M. Macron qui semblait faire allusion à la Russie selon des médias de son pays s’est inquiété dans sa tribune des ingérences extérieures dans les démocraties européennes et à ce titre veut «interdire le financement des partis politiques européens par des puissances étrangères». Il envisage également la création d’une «Agence européenne de protection des démocraties», visant à protéger les élections «contre les cyberattaques et les manipulations».
Cette inquiétude fait écho à celle de la Commission européenne qui a dévoilé en décembre un «plan d’action» contre la désinformation en ligne, agitant le spectre d’ «ingérences russes» dans le scrutin de fin mai.n