C’est dans une position, le moins que l’on puisse dire, confuse dans laquelle s’est mise Mme Zoubida Assoul pour la seconde fois en moins d’un mois. Avant-hier soir, le bureau politique de son parti, réuni en session extraordinaire, a appelé les candidats à la présidentielle du jeudi 18 avril prochain à se retirer collectivement.

Cet appel de Mme Assoul vient après avoir déclaré son soutien au candidat Ali Ghediri qu’elle supplie, aujourd’hui, de se retirer. L’Union pour le changement et le progrès (UCP) de Mme Assoul justifie cette position par le mouvement citoyen né depuis quelques jours et qui tend à se renforcer et à s’inscrire dans la durée.
«Des millions d’Algériens convergent vers un seul et unique objectif : le refus d’un 5e mandat pour Bouteflika et le rejet du système politique», a écrit le parti dans son communiqué. Le bureau politique du parti de Zoubida Assoul précise que les militants du parti «saluent» cette mobilisation à laquelle ils ont pris part depuis ses débuts. Le même communiqué dénonce «la sourde oreille» du régime face «à cette colère citoyenne» et qui continue «à nier la vérité à travers un autre viol de la Constitution» en acceptant «par procuration la candidature d’un homme affaibli par la maladie».
Le bureau politique de l’UCP en rend même responsable le Conseil constitutionnel. «Avec cette candidature, le processus électoral perd toute crédibilité et légitimité», a écrit le BP de l’UCP, estimant que les candidats en lice «doivent se retirer», vu «les violations de la loi» qui ont caractérisé «le processus électoral depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui». L’UCP considère que ces candidats doivent rejoindre le peuple qui s’exprime dans la rue et qui rejette ces élections de fond en comble. Il faut rappeler que
Mme Zoubida Assoul s’est mis les membres de Mouwatana sur le dos en annonçant son soutien à Ali Ghediri, alors qu’elle était porte-parole de ce mouvement qui a appelé au boycott des élections. Ce qui a provoqué son «éviction» du mouvement.