Plusieurs localités de la wilaya d’El Kala accusent un important retard dans la mise en place d’un programme visant à l’amélioration de l’éclairage public. « Cet état de fait, en dépit des orientations données par le premier responsable, a trop duré », selon les habitants de la plus ancienne cité de Boulifa, dans la commune d’El Kala. Le problème n’est pas spécifique seulement à cette cité, bien au contraire, plusieurs autres quartiers souffrent de cette situation à l’image de La Grande Plage, Bel Air ou Fernane… En effet, les habitants de ces quartiers ne peuvent rester dans la rue dès qu’il fait noir par peur des agressions ou de faire une chute dans un trou vu l’état des chaussées. En effet, la nuit tombée, les habitants trouvent énormément de difficultés pour rentrer chez eux. De nombreux accidents ont été enregistrés ces derniers temps, ce qui a motivé les riverains à interpeller les services des communes qui n’ont pas les moyens et les ouvriers nécessaires pour remédier à un tel problème, comme Oum Teboul, Ramel Souk, à l’est du chef-lieu de la wilaya, ou Besbes, Ben Mhidi, Achatt, El-Asfour à l’ouest, Bouhadjar, Zitouna au sud-est pour ne citer que ceux-là. « Les lampadaires ont fonctionné pendant un certain temps avant de s’éteindre les uns après les autres dans les quartiers. Cette situation, dénoncée maintes fois, est un désagrément insupportable pour les habitants. Il est vrai à dire que les lampadaires éteints sont rarement remplacés par les ouvriers de l’APC ou l’entreprise privée chargée d’une telle mission faute de commandes, dit-on. Le manque d’éclairage public opérationnel les expose au danger des chiens errants dont le nombre ne cesse de croître. Ces meutes continuent de sillonner les rues de jour comme de nuit et les citoyens se rendant aux prières d’El Icha ou d’El Ferdj en ont été souvent victimes. Les élus locaux n’ont pris aucune mesure pour assurer la sécurité des habitants.
Les gestionnaires de ces communes font la sourde oreille renvoyant ainsi aux calendes grecques les doléances de citoyens aussi nombreuses soient-elles.
En tout état de cause, le risque demeure de rigueur. Enfin, notons au passage que le wali d’El Tarf a, à chaque rencontre, a toujours sommé les élus locaux de quitter leurs bureaux pour régler les préoccupations auxquelles se heurtent leurs concitoyens. M. B.