La coopération internationale dans le domaine des forêts, qui met en relief la nécessité de formations nouvelles en foresterie, s’est grandement élargie et développée notamment dans le cadre des différentes conventions ratifiées par l’Algérie.
En marge de l’ouverture d’une journée d’information sur l’appui de la coopération internationale à la mise en œuvre de la stratégie forestière, en présence de Eric Overvest, coordinateur résident du système des Nations unies, le directeur général des forêts, Ali Mahmoudi, a indiqué que «l’Algérie a également intégré les objectifs de ces instruments dans les politiques et stratégies nationales en matière de conservation et gestion durable du patrimoine naturel pour satisfaire une croissance économique».
Selon lui, la coopération internationale joue un rôle essentiel dans le soutien aux mécanismes de transferts des connaissances et des technologies. Il a, de même, souligné que la nouvelle stratégie du sous-secteur des forêts, relié au secteur de l’agriculture, du développement rural et de la pêche, vise à intégrer la valeur des biens et services dans l’économie nationale en plus de celle découlant du bois, du liège, de la chasse et des autres produits non ligneux.
Dans ce sens, les défis à relever consistent en l’amélioration de la santé des écosystèmes forestiers, des fonctions de protection des eaux et des sols dans la gestion et l’utilisation des espaces naturels, de la conservation et la valorisation de la diversité biologique, ainsi que l’amélioration des fonctions de production des forêts et autres espaces naturels.
Selon lui, la stratégie forestière détermine la vision et les objectifs principaux chiffrés, les principaux axes d’intervention et les préalables à prendre en charge en matière de gestion, de décentralisation, de réforme du système budgétaire et de développement des capacités d’intervention de l’administration forestière et de partenariat national et international.
La formation… une nécessité
Toutefois, poursuit-il, la mise en œuvre doit passer par l’intensification de la formation des ressources humaines et de la recherche scientifique, avec un apport indispensable de la coopération internationale, qui constitue le cadre adéquat pour un partenariat devant permettre aux capacités nationales d’atteindre leurs objectifs. A noter que le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, à travers la direction générale des forêts, a ratifié quatre conventions internationales, un accord, un protocole et d’autres instruments internationaux. Il s’agit de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction (Cites), ratifiée en 1983, permettant de mettre en place un cadre juridique et des procédures pour réglementer le commerce international des espèces protégées ; de La convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (Unccd), ratifiée en 1996, qui traite notamment de la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches. En outre, l’Algérie a également ratifié en 1983, la Convention de Ramsar sur l’utilisation rationnelle des zones humides. Notant que dans ce cadre, la DGF a élaboré sa stratégie de gestion écosystémique des zones humides et s’est impliquée dans les projets régionaux pour la surveillance des zones humides par imagerie satellite avec l’Agence spatiale européenne. Grâce à ces efforts, à ce jour, 50 zones humides ont été classées sites Ramsar sur la liste de zones humides d’importance nationale. En marge de la rencontre, deux avenants à la Convention Ramsar ont été signés entre la DGF et le Fonds international pour la nature (WWF) en vue d’obtenir des rallonges financières d’environ 100 000 dollars, au profit des zones humides de Gouraya (Béjaïa) et de Taza (Jijel).
Concernant les accords et protocoles internationaux, la DGF a notamment cité l’Accord sur les oiseaux d’eau migrateurs de la région Afrique/Eurasie (Aewa), ratifié en 2006, le programme de l’Unesco Mab, adopté en 1986 et le protocole de Nagoya sur l’accès et le partage des avantages découlant des ressources génétiques (APA), signé en 2011 par l’Algérie.