Le Front des forces socialistes (FFS) retire ses parlementaires de l’Assemblée populaire nationale (APN) et du Conseil de la nation.
Dans un communiqué rendu public hier, le FFS explique sa décision par la nécessité de rejoindre la rue qui manifeste depuis des semaines. « La voix du peuple a résonné dans tout le pays pour exiger le changement (…) et pour revendiquer le libre exercice de son droit légitime à l’autodétermination », écrit le FFS dans son document. Il ajoute :
« Le FFS décide du retrait de ses parlementaires des institutions du régime, illégitimes et impopulaires, pour lutter au côté du peuple sur le terrain ».
Le peuple algérien s’est mobilisé pour exiger le départ d’un système imposé par la force ainsi que par les trucages électoraux et les mises en scène totalitaires, ajoute le plus vieux parti de l’opposition. Pour le FFS, la candidature du chef de l’Etat à sa propre succession confirme un énième coup de force au mépris de la volonté populaire.
« Aujourd’hui, les tenants du régime expriment une schizophrénie inégale en ignorant la colère du peuple algérien et ses revendications pour une rupture totale, radicale avec le système et non un changement dans le système et sa continuité », dénonce le parti. Le FFS rappelle le rôle et les missions constitutionnelles de l’institution militaire qui consistent à préserver l’unité du peuple algérien, la préservation de l’intégrité territoriale et la sécurité nationale. En revanche, la formation politique d’Ali Laski lance un appel à toutes les composantes de la société pour poursuivre les manifestations de façon pacifique jusqu’à l’aboutissement du combat de plusieurs générations pour une Algérie libre et démocratique.
Le retrait des parlementaires du FFS vient après deux démissions de l’APN. Il s’agit de Khaled Tazaghart et de Sid Ahmed Ferroukhi.