Pays riche en minerais, l’Algérie gagnerait à intensifier l’exploitation des gisements, notamment ceux à haut potentiel d’extraction et d’une grande plus-value. Dans cette optique, le ministre de l’Industrie et des Mines, M. Youcef Yousfi, a invité, depuis la wilaya de Skikda où il était en visite de travail mardi dernier, les opérateurs économiques à investir dans l’exploration minière. Lors de sa rencontre avec ces derniers au niveau local au siège de la wilaya, il leur dira «vous devez investir dans le domaine de l’exploration au regard de l’importance des ressources en métaux précieux du pays et leurs grandes retombées pour l’économie nationale». Toujours à l’adresse de ces derniers, le ministre a reconnu que «l’investisseur algérien a certes peu d’expérience dans le domaine de l’exploration», d’où il a suggéré aux opérateurs intéressés «de solliciter les ingénieurs en géologie et autres cadres formés par l’Université algérienne». Une suggestion loin d’être fortuite, du fait que la wilaya de Skikda peut drainer de nombreux investisseurs car «c’est l’une des rares wilayas renfermant de grandes ressources minérales d’or, d’argent, de cuivre, de cobalt, de mercure et autres métaux, qui ne demandent qu’à être exploitées», a souligné le ministre. A propos de ce produit noble qu’est le marbre, il a rappelé aux médias, lors d’un point de presse organisé en marge de sa rencontre avec des opérateurs locaux, que le pays possède des carrières de marbre à Skikda, Oran, Guelma, Constantine et Tlemcen, toutes d’une haute qualité, «c’est pourquoi mon département œuvre actuellement à encourager les entreprises à augmenter la production pour couvrir les besoins du marché national et surtout exporter le surplus». Il a fait savoir que «de nouvelles entreprises sont entrées en activités à Oran, Guelma et Tlemcen, outre la réouverture de la mine d’Aïn Smara (Constantine)». Selon le ministre, «dans trois années, l’Algérie cessera d’importer du marbre». Youcef Yousfi a, par ailleurs, fait état de prévisions de production en 2019 de 6 millions de tonnes de fer et d’acier par les six sociétés en activités, et de 16 millions de tonnes dans 10 ans grâce à l’entrée en activités de 10 autres usines en cours de réalisation. «La sidérurgie apportera au pays des revenus en devises de 300 millions de dollars d’ici fin 2019 et 1 milliard de dollars dans quelques années».
Il a assuré sur un autre volet que le pays entamera cette année l’exportation de voitures. En 2018, le pays a commencé l’exportation de ciment avec 1 million de tonnes, devant passer, cette année, à 2 millions, puis à 15 millions dans 15 ans, a encore indiqué le ministre, qui a formellement démenti l’information sur l’exportation par le pays de l’équivalent de 70 millions de dollars de fer et d’acier non conformes.<